Laïcité, protestantisme, famille, associations et gouvernance

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DEUX MILLIONS DE MANIFESTANTS ??? ??? ..

DES MEDIAS LES YEUX " GRANDS FERMES ?" ??????

 

" Sarko ! T'es foutu! La Lustrine est dans la rue !"

"Présidentielle 2012. La quadrature du cercle !"

 PP Kaltenbach
Juin  2010 PARIS
 (Livre à paraître).
 
 
 
 
 

Sarko !

t’es foutu !

La lustrine est dans la rue !


Présidentielle 2012
La quadrature du cercle
 
 
 
 
 
 
 
 
Remerciement
 
 
A la « Génération Morale »
partie en retraite en 2010
 
 
 
 
 
Merci de m’avoir inspiré durant un quart de siècle, 1968-2008 cinq livres qui m’auront aidé à penser libre et à résister. 
 
 
 
« La famille contre les pouvoirs, de Louis XIV à Mitterrand ».1985
 
« La France une chance pour l’Islam ».1991
 
« Associations lucratives sans but ».1996
 
« Tartuffe aux affaires. Génération morale et horreur politique 1980-2000 ».2001 
 
« Présidentielle 2012 ……………affaire de dirigés »
 
 
 
 
 
 
 
 
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Retrouver la confiance ? Une affaire de dirigés !
 
La vraie exception française ?
Une société politique qui a perdu le Peuple.
Une société civile qui a perdu confiance.
 
C’est dans les pires conditions de défiance que la France affronte une crise mondiale sans précédent. Libéralisme ou socialisme ? Tout le monde s’en moque parce que la question est ailleurs. La crise française est, chacun le sent, plus politique et morale qu’économique ou sociale. 
 
Politique ?
Au fil des quatre dernières décennies, notre pays est devenu une société de défiance et d’incivisme dont le modèle social s’autodétruit. Ce «système»  baptisé «Exception Française» par ses bénéficiaires, en voici la spécificité politique unique : des partis
sans militants, des syndicats sans salariés, de grandes associations sans bénévoles, des églises officielles sans fidèles, une presse écrite d’opinion sans lecteurs, le tout sous un fleuve d’aides publiques caractérisées par leur  opacité. Contrairement à la thèse des « participationnistes » ce n’est pas la  démocratie représentative qui est en cause mais la représentativité de ses acteurs.
 
Morale ?
La  «Me Generation » du  « Rien avant, rien autour, rien après, rien que moi »  a prétendu cumuler toutes les sécurités et toutes les libertés », l’individualisme et la société providentielle, pervertissant le principe de précaution en machine à judiciariser les relations humaines. Quant au relativisme, il s’est fait totalitaire : « Puisque tout se vaut, il est interdit d’interdire sauf de me contredire »
 
Tout le monde le sait mais les responsables interdisent tout débat. Toute demande de définir, recenser et chiffrer pour évaluer est présentée par les intéressés comme une remise en cause de la démocratie politique et sociale voir le réveil de la bête immonde. A les entendre, définir serait stigmatiser pour trier, « fliquer », punir et exclure !  Recenser ? Un retour au Fichier Juif ! Compter serait culpabiliser pour mieux livrer le Bien et le Juste au Marché ! C’est parce qu’il est interdit d’évaluer, qu’il est impossible de débattre. Le mot « accountable » qui signifie responsable en anglais n’a pas sa place en français.  
 
Voici pourquoi quarante ans après « 68», la France se trouve en proie à une crise d’autorité rampante qui en fait le pays avancé où les relations sociales sont les plus tendues, le sentiment de distance entre le haut et le bas le plus prononcé, la défiance des citoyens envers les institutions et les organisations destinées à relayer leur voix la plus grande et leur participation la plus faible, où la défiance envers le Marché n’a d’égale que la défiance envers L’Etat. Notre démocratie a perdu le Peuple. La société civile a perdu confiance. Ainsi envisagée « l’exception française » a un double coût.
 
Un coût économique. 
En France, déficit, endettement, croissance pauvre en emplois, chômage sont devenus structurels. Selon les études de la Banque Mondiale, la France souffre d’une gouvernance médiocre : 23e rang des pays développés pour la corruption et l’efficacité du gouvernement et de l’administration ; 21e rang pour la qualité de la réglementation. Pour le Forum de Davos, la France est au 132e rang sur 134 pour la qualité des relations entre employeurs et salariés, juste devant le Népal et le Vénézuela. Or pour le FMI, l’efficacité de l’aide publique internationale dépend moins de son ampleur que de la qualité de gouvernance du pays bénéficiaire. Pourquoi ce qui est vrai de l’aide internationale ne le serait-il pas de la dépense publique hexagonale ?
 
Un coût politique .
Les dernières élections ont connu en 2010 une abstention record, tous les partis subissant une saignée  en termes de voix. Paradoxe étrange, le relativisme intellectuel et moral issus de « 68 » nourrit  tout autant l’abstention électorale que la faillite des finances publiques. D’une belle image, Marcel Gauchet résume ce paradoxe: « La déferlante individualiste continue de s’abattre sur le grand chaudron des bureaucraties redistributrices ».  Là encore foin de la lutte des classes. Sous les pavés ?  Quarante ans d’acquis de l’étatisme et du corporatisme !
  
Arrivée aux affaires en 1980, la Génération baptisée « Mitterrand début 1980, puis « Morale » début 1990, puis « Bobo » début 2000, s’acharne médias en tête à justifier «moralement» ce désastre démocratique. A l’entendre, il suffirait de combattre le Mal, puisque l’on ne réforme pas le Bien. Elle part en retraite en 2010 mais les rigidités du «système » de transmission et de communication, dont elle a doté les institutions lui permettaient hier encore  de s’aveugler. C’est dire combien la crise de 2007 jointe à l‘irruption du Net l’a pris au dépourvu. Voici pourquoi, aprés sept ans de séismes électoraux inexpliqués une crispation médiatique sans précédent  affecte ceux qui sentent venir l‘heure de l’inventaire au moment où ils perdent le contrôle de la parole publique : «Le Monde est à vendre ! » Pierre Bergé remplace Beuve Mery ! Mais ils ne pourront longtemps encore imposer le pugilat pour empêcher le débat.  
 
L’opinion découvre depuis peu que cette étrange défaite démocratique porte en ses flancs radicalisme et violence chez les frustrés du statu quo et d’abord la jeunesse. L’opacité de l’argent, public comme privé, enrage les plus calmes et justifie les violences. Voici le Parti des élus et des permanents électoralement et moralement exangue, les radicaux dans les urnes, les privilégiés du statut et de la lustrine dans la rue. L’échéance de 2012 échappe à toute prévision raisonnable sauf sur un point : nous allons affronter une vague de fond autrement violente que les soit disants séismes de 2002 et 2007. 
 
QUE FAIRE POUR RETABLIR LA CONFIANCE ?
 
Le projet de ce livre a sa logique interne dont les propositions s’enchaînent comme autant de poupées russes.  
 
Vérifier le bien fondé de l’analyse.
Restaurer la confiance. 
Remplacer le pugilat par le débat. 
Proposer aux partenaires  politiques et sociaux de rivaliser de représentativité. 
Transformer la transparence et la gouvernance de la dépense publique en enjeu électoral. 
Rendre au principe de séparation des pouvoirs la place fondatrice que lui  fait l’article XVI de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789.
Interdire le cumul des mandats ; exiger des fonctionnaires qu’ils démissionnent avant de courir les urnes ; punir d’inéligibilité à vie toute condamnation pour offense à l’argent public.
S’en tenir à une idée forte : Seule la séparation des pouvoirs entre contrôleurs et contrôlés garantit  l’emploi démocratique des fonds publics. Notre pays progressera en ces matières quand le débat politique cessera d’opposer le mal et le bien, mais ceux qui acceptent la transparence dans la gestion des fonds publics et l’évaluation  à ceux qui la refusent. Ou s’en dispensent. 
A ces fins, choisir le sujet, le public, la démarche, le médias  susceptibles de mobiliser dans chaque département quelques bénévoles soucieux du Bien Commun ,libres, responsables, compétents et désintéressés. 
 
 
D’abord vérifier le bien fondé de l’analyse.
 
Un Ezra Suleiman y apporte sa contribution: «Le mépris des comptes -pour la culture, pour la protection sociale, pour l’éducation, pour tous ses services publics- est face aujourd’hui à son moment de vérité et de réalité. La politique, c’est « qui obtient quoi, quand et comment ? ». La France est devenue une société de lobbies comme toute société démocratique, mais avec une différence fondamentale. Les lobbies les plus puissants défendent leurs intérêts  en invoquant l’intérêt général, les grands principes, la République, bref la morale. En réalité, L’évaluation est inacceptable dans de nombreuses institutions parce qu’elle est susceptible de mettre en danger les acquis  Or la démocratie et la modernité imposent l’évaluation objective des compétences et des résultats » .
 
Pour imposer l’évaluation, il n’existe qu’une arme et une seule : retourner la Question Morale contre ceux qui en font commerce depuis plusieurs décennies pour sanctuariser leurs privilèges. Il s’agit de secouer les corrélations entre des thèmes choisis à raison de critères dépourvus de tout lien logique autre que celui de la « question morale » dans son rapport à la dépense publique et par exemple : Peut-on vouloir à la fois retisser le tissu social et laisser le tissu familial se détricoter ? Peut-on fonder une société plus solidaire sur l’explosion de l’individualisme, du corporatisme  et de l’emploi à vie pour un quart des actifs ? Peut-on moraliser le Marché sans moraliser une Dépense Publique qui mobilise 53% du PIB et emploie 30% de l’électorat ?  Il s’agit de vulgariser un nouveau concept politique capable de semer un début de désordre intellectuel dans un univers de certitudes vieillissantes administré par des Tartuffes  : le concept de «  Classes moyennes protégées »
 
 Que  faire ? 
 
L’objectif n’a rien à voir avec une Rigueur dont le seul énoncé au reste imprécis jette les Gaulois dans la rue ! L’objectif est d’inventer le bénévolat politique. Il s’agit de restaurer le débat en imposant aux professionnels de la dépense publique - qu’il s’agisse de la voter, de la répartir ou d’en profiter- de «définir et compter» leurs effectifs pour justifier leur représentativité et leur coût. Il faut les amener à compter en public leurs ressources et leurs dépenses pour justifier leur utilité, leur différence utile par rapport à l’Etat et au Marché bref de «rendre compte», de la plus modeste commune jusqu’au sommet de l’Etat. C’est le moins que l’on puisse exiger de ceux qui se disent moralement en charge de la démocratie politique comme de la démocratie sociale.
 
Le temps est venu pour ces « missionnaires du Bien » de se soumettre à une évaluation crédible parce que confiée à des tiers indépendants. J.Attali le souligne à propos des agences de notation américaines : on ne peut abandonner évaluation et notation à ceux qui en profitent. On ne peut pas davantage attendre un progrés de transparence de l’intérieur ni du haut d’appareils mobilisés pour la seule défense d’une opacité protégeant leur statu quo. On ne se compte pas, on ne s’évalue pas soi-même.. 
 
L’expérience conduite en Isère depuis 2002 par un groupe de bénévoles sous le signe Observatoire Bénévole des Réalités Associatives Locales (OBRAL) http://obral.viabloga.com/ démontre trois choses. Il existe dans l’opinion une forte demande de transparence et d’évaluation de la dépense publique locale. Cette demande est suffisamment vive pour avoir suscité depuis 2002 la participation de citoyens qui avaient depuis longtemps déserté l’arène politique. Sous la pression de cette demande de transparence et d’évaluation externe, le débat public a pu être restauré comme en témoignent les réponses de professionnels aussi éminents que MM Michel Destot Maire de Grenoble, Jean Paul Huchon, président du conseil régional d’Ile de France, et Didier Migaud nouveau premier président de la Cour des Comptes. 
 
A la différence de ses prédécesseurs, l’actuel président de la République a pu sembler favorable à l’esprit de cette  analyse.
              <<   Notre Etat a besoin d’une révolution intellectuelle et morale. La révolution intellectuelle pour moi c’est celle de la certification qui oblige à la transparence et la sincérité des comptes, et c’est celle de l’évaluation qui oblige chacun à se soucier des conséquences de ce qu’il décide et des résultats de ce qu’il entreprend. Je vous invite, Monsieur le Premier président, à engager une réflexion collective sur ce que pourraient être les pouvoirs, les moyens et l’organisation nécessaires pour que ce grand  organisme d’audit public dont la France a besoin puisse voir le jour. Je souhaite que vous me fassiez part du résultat de vos réflexions dans un délai de trois mois  >>.
 
Philippe Seguin nous aura quitté avant de venir à bout de sa mission mais la nomination du député socialiste Didier Migaud à sa sucession - outre qu’elle constitue en soi un progrés démocratique  - permet de ne pas désespérer. Ce beau discours prononcé le 5 novembre 2007 à l‘occasion du bicentenaire de la Cour des Comptes, le temps est venu de rappeler au Président de la Rupture et de la Réforme dans la perspective de 2012. 
 
Or La Réforme, c’est comme les Valeurs ! Cela ne se braille pas en concert, cela se pratique d’où il résulte que rien ne se fera sans l’engagement personnel d’un nombre croissant de citoyens, désintéressés, informés, libres et responsables revenant vers la chose publique après une trop longue absence pour imposer le débat ! La transparence est désormais affaire de participation. 
 
Comment faire ?
 
Comment y parvenir par ces temps d’extrême défiance et de peur de l’avenir ? Répondre à cette question voici la priorité pour 2012. La proposition pratique consiste à susciter une participation nouvelle par le moyen d’une demande locale de transparence et de gouvernance de la dépense publique sous pavillon associatif. S’il veut aider les pouvoirs publics le citoyen doit – par souci d’économie de moyens - choisir son thême, son public, son champ de bataille, son idée de manœuvre et son média. Il s’agit d’inventer le bénévolat en politique. La rigueur morale dans l’emploi des fonds publics doit devenir l’enjeu électoral de 2012 et c'est une question de procédure.
 
La dépense publique associative locale comme cible. 
Le public concerné en est aussi nombreux que divers. Les masses financières en cause sont considérables. Un triple déficit de connaissance, de cohérence et de gouvernance caractèrise une politique associative française unique au monde .  Le refus de définir et de compter assure ici le triomphe de l’opacité française. Cette poudrière n’attend que son détonateur. 
 
Le contenu matériel, social et politique de la réalité connue en 1975 sous le vocable d’ASSOCIATION a volé en éclat. L’extraordinaire prolifération des quarante dernières années débouche sur un bouleversement d’une telle ampleur politique que la question associative ne peut plus être éludée surtout à la veille d’une décentralisation fiscale rendue explosive par trente ans de facilité budgétaire. La question de l’Association Publique sera posée. Or il s’agit de l’arme de prédilection des classes moyennes protégées et des Bobos. S’en prendre à cet outil, c’est s’en prendre à leur Graal : l’Etatisme et le corporatisme moralisateurs. La plus grosse association en France ? l’AFPA avec ses 12.000 formateurs professionnels et agents publics !
 
La poudrière ?
 
Une lutte des classes d’un nouveau genre se déploie sous le manteau. D’un côté, voici le monde du salariat associatif, mal payé, précaire, fragile, monde du temps partiel et d’intermittents, féminisé à plus de 70 %, fortement mono parental. Bourdieu parlait de Gauche d’en Bas. Mieux vaut parler de supplétifs pour classes moyennes protégées emmenées par la Gauche d’en Haut, des Grands corps et des médias. 
 
Il faut écouter Fabrice Luccini récitant la tirade éblouissante  que Phillipe Murray consacre aux « Nouveaux emplois jeunes » de Martine Aubry pour comprendre que  la jeunesse les reçoit comme autant d’insultes. Et ces insultes émanent des plus beaux esprits du tout Paris étatique et corporatiste, « acteurs de sens », et nantis : Conseiller d’Etat, Inspecteur des Finances,  fondateurs du Syndicat de la Magistrature, permanents politiques, membres des cabinets ministériels.  Les noms des dix« inspirateurs du rapport » sur les nouveaux emplois doivent être mentionnés pour la postérité : MM. Jean-Cyril Spinetta, Jean-Baptiste de Foucauld, Jean-Marie Delarue, Dominique Charvet, Jean Louis Mons, Bruno Leroux, Yves Lair, Guy Hascoët, Bernard Poignant, Jean Vila.
 
 
 P.Murray n’a eu aucun effort à faire.
<< Un bataillon d’agents de développement du patrimoine ouvre la marche, suivi presque aussitôt par un peloton d’accompagnateurs de détenus, puis arrivent en rangs serrés les compagnies d’agents de gestion locative, d’agents polyvalents, d’agents d’ambiance, d’adjoints de sécurité, de coordinateurs petite enfance, d’agents d’entretien d’espaces naturels, d’agents de médiation, d’aide éducateurs en temps péri-scolaire, d’agents d’accueil, des victime et j’en passe énormément. Ferme le cortège un petit groupe hilare d’accompagnateurs de personnes dépendantes placées en institution, talonné par des re-découvreurs de l’histoire des villes et des promoteurs des ressources touristiques en direction des pays émergents. Musique. Vers le ciel d’azur s’envolent des ballons, un camion-grue déguisé en sapin de Noël s’élance en grondant, la foule massée des deux côtés de l’avenue applaudit sauvagement, le monde retrouve enfin sa base. Le Patrimoine est rassuré, la Petite Enfance respire. Le Tissu Social en cour de réparation frémit d’aise les réjouissances ne font que commencer. Non non non il ne s’agit pas d’une parade des arts de la rue, il s’agit des nouveaux emplois-jeunes de Martine Aubry, réunis dans un rassemblement imaginaire tel qu’il pourrait se présenter à l’occasion d’une fête géante, une sorte de , je  sais pas moi, une sorte d’Halloween à l’échelle nationale, une Love-Parade en plein Paris, une Job-Pride mais oui pourquoi pas ?! Une Job-Pride>>.
 
    Faisant face à ce Mamouth , ce « Ni-Ni  de papier», voici le monde familial du don, du bénévolat et de la proximité. L‘engagement y croit à due proportion du niveau de diplôme et de revenu, du mariage et du nombre d’enfants, enfin de la pratique religieuse. Famille et Association ont pour régions de tradition la Bretagne catholique, le Nord socialo catholique, l’Alsace Moselle concordataire, la Franche Conté libertaire des fruitières et des Lip, enfin Rhône-Alpes. Un monde plutôt provincial, plutôt secteur privé, plutôt familial où l’engagement collectif local prime l’individualisme, où la transmission prime la consommation. On devine le choc « culturel » lorsque la corruption associative vient frapper jusqu’aux ministres : l’Africain Nucci, le Sportif Tapie, l’Handicapé Gillibert, lorsque Don Quichotte ou l’Arche de Zoé succédent à l’ARC sans oublier l’UIMM fluidifiant la CGT, Julien Dray et les exploits musicaux et rocardiens du Conseil Régional d’Ile de France enfin les  fondrières électorales du Conseil Régional de PACA dans les quartiers Nord de Marseille   
 
Des publics aussi vastes que divers ?
 
Il n’y a plus ni Monde ni Peuple associatif au sens unifiant du terme. Trois mondes, trois peuples associatifs s’affrontent désormais qui n’ont plus de commun que le statut de la loi de 1901. Un patronat sur fonds publics: 4% des associations, soit 40.000 employeurs, (Les 3000 plus grosses associations emploient le tiers des salariés). Un salariat associatif : 1,6 à 1,8 millions de feuilles de paie pour 1 million d’équivalent temps plein. Un peuple du bénévolat : 12 à 14 millions de citoyens selon les critères et les évaluateurs. Au sein de ce dernier ensemble  nous avons décidé de choisir comme public cible le groupe  des « bénévoles donateurs » évalué à six millions de personnes. Ces trois peuples habitent deux planètes séparées : celle des « Grandes surfaces » avec en moyenne 50 salariés et un budget de 7 millions d’euros, celle des « Gagne-petit » avec un budget moyen de  7.000 euros, et pas de salarié du tout.
 
A ce public associatif, il convient d’ajouter celui qui constitue la cible humaine de ce livre, les prescripteurs et financeurs tant privés que public : six millions de donateurs, des milliers d’entreprises mécènes, 5000 notaires, des centaines de milliers d’élus locaux et nationaux, les agents des trois fonctions publiques distributeurs d’aides publiques, les millions d’usagers des associations des secteurs éducatifs, culturels, sanitaires et sociaux.
 
Des moyens financiers mobilisés à la fois considérables, mal connus et non coordonnés.
 
L’INSEE refuse d’établir une comptabilité nationale digne de ce terme et seuls deux chercheurs : Viviane Tchernogog et Philippe Kaminski tentent depuis quinze ans d’approcher des ordres de grandeur au moyen d’extrapolations. Le  budget national associatif, c’est à dire le coût de l’outil « approcherait » 60 milliards d’euros en 2006 mais sans comptabiliser l’enseignement scolaire privé qui pèse à lui seul 11 milliards ! Cette évaluation ne  prend pas en compte les fonds publics et privés transitant sous pavillon de 1901 (Manquent par exemple l’indemnisation des ASSEDIC, la formation professionnelle, les  retraites complémentaires, le 1% logement etc. ) et dont le total, cumulé avec le coût de l’outil permettrait d’évaluer la Dépense National Associative soit sans doute de 8 à 10% du PIB, 150 à 180 milliards d’euros.
 
Autre facette de l’exception française, la France est le seul pays où la dépense associative se finance à ce point sur fonds publics dont prés de 40% proviennent des collectivités locales. Dans son rapport de novembre 2007, l’ADDES  parle de  31 milliards de fonds publics pour 30 milliards de fonds privés. Partout ailleurs dans l’OCDE, le financement associatif est d’abord affaire de Société Civile et de familles. En Angleterre la Charity Commission recense en 2006 50 milliards de ressources privées pour 190.000 charities. En France c’est le trou noir. Un exemple ? En 2006, selon le ministère des Finances, 35.000 associations auraient déclaré 25 milliards d’euros de chiffre d’affaires à la TVA. Le chiffre donné par l’ADDES est de 9,6 milliards ! Pis encore selon le dossier des subventions directes de l’Etat aux associations  connu sous le nom de « Jaune Budgétaire : en 2006, un milliard pour la direction du Budget contre 7  milliard pour l’ADDES.
 
Un contexte idéologique instable et friable.
Après quarante années d’explosion quantitative -15.000 associations déclarées par an en 1975, 70.000 depuis 1995 -l’association sur fonds publics cumule tous les traits d’un tabou, d’un nœud gordien et d’une poudrière.
 
Les medias parlent des «ASSOC’» comme s’il s’agissait d’une entité politique comparable en termes de légitimité aux élus du Peuple, au Gouvernement, à la Société Civile mais moralement supérieure. Emettre le moindre doute, proposer la moindre évaluation, relèverait de l’Ultralibéralisme anglo saxon. Hélas pour les gaulois, les anglo-saxons donnent beaucoup plus de temps et d’argent que les français avec de bien meilleurs contrôles démocratiques surtout en Grande Bretagne . 
 
L’«Association» ? ce serait par statut le Camp du Bien ! du Beau, du Vrai et du Juste. On y œuvre pour l’Humanité, la Planête, le Sud, les Pauvres, la Culture, la Nature, la Solidarité, la Démocratie participative, l’Education Populaire, les Sans Papiers,  l’Equitable , le Durable.etc. Ni-publique-Ni-privée, cette institution échappe à toute critique, que celle-ci soit marxiste -absence d’appropriation de la plus value - ou libérale - absence de bureaucratie étatique - . Elle est moralement auto nettoyante. En association, le Bien se présume. Ici plus que nulle part, il est moralement interdit de définir et de compter. TABOU ! Malheur à l’imprudent qui ose suggérer de trier, d’évaluer, de certifier. Il sera traité d’affairiste.(CF  Annexe I) lettre du sénateur Michel Charasse au ministre de la Vie Associative dénonçant l’auteur de ces lignes.
 
Tel est le détour idéologique emprunté depuis 1975 par les « Pouvoirs » les plus divers pour transformer la plus Tocquevillienne des libertés civiles désintéressées en courroie de transmission pour souplesses budgétaires et fiscales au profit des  protégés du corporatisme et de l’étatisme. Tous s’y sont mis : Gauche et Droite, Paris et Province, Syndicats et Patronat, corporations et petit commerce, recherche publique et privée, hôpitaux et cliniques, ruraux et écolos. Du coup, tout le monde se tient par la barbichette ! NŒUD GORDIEN !Seul dans la classe publique, Philippe Seguin avait  pesé l’importance stratégique du projet.( CF Annexe II Préface au livre « Associations lucratives sans but ». http://www.ppkaltenbach.org/ Téléchargement  gratuit.
 
Le  média adapté.
 
Qui dit mise en public des comptes et des effectifs dit « publication ». Le NET avec son cortège de blogs et d’internautes offre le seul média qui vaille pour un tel projet. Sa généralisation a bouleversé les rapports de force entre public éclairé et dirigeants longtemps détenteurs du monopole d’accès aux moyens de communication.  Seul le NET légitime l’optimisme de ces lignes.
 
La cause morale du projet est facile à défendre. L’objectif politique digne de la société civile, celui qu’elle seule peut se donner et atteindre ? Nos ancêtres ont séparé l’église de l’Etat ! A nous de séparer l’Association des Caisses publiques, des Urnes du Marché et des Corporations. L’objectif moral digne de l’électeur ? Que demain les candidats à la moindre élection politique et sociale cessent de lui proposer de choisir entre le Bien et Le Mal ! Que les candidats du Bien, du Vrai, du Beau, du Juste deviennent ceux de la Transparence de la gouvernance, de l’évaluation et de la participation et les candidats du Mal, ceux qui les refusent. Alors nous laïciserons la politique.
 
Pas question pour autant de sombrer dans l’idéologie de la proximité, du « small is beautiful ».C’est de Politique et de la République en son entier qu’il s’agit. Sans procédures garantissant la séparation des pouvoirs et des intérêts, il n'y a pas de démocratie politique. Sans contrôle de la dépense publique au moyen de procédures autres que technocratiques garantissant la transparence et l'évaluation, il n'y a pas de démocratie financière et sociale. Sans dispositifs garantissant et l'indépendance et le contrôle démocratique de la « COM’» et de médias confrontés aux révolutions technologiques, aux marchés publics, et au corporatisme, il n'y a pas de liberté de la presse. Sans droits du citoyen, il n’y a plus de droits de l’homme. C’est pourquoi il ne suffira pas de restaurer la démocratie sociale en exigeant transparence et  représentativité. Il conviendra aussi de restaurer le Parlement en exigeant des fonctionnaires qu’ils démissionnent avant d’affronter les urnes, d’interdire tout cumul des mandats, de prévoir l’inéligibilité à vie en cas de condamnation lourde pour offense dans l ‘emploi des fonds publics.
 
Quitter l’Aventin, renouer le dialogue politique, imposer le débat pour restaurer la confiance sociale  et politique, voici la priorité des priorités. Faute d’y parvenir, nous ne surmonterons pas la crise et c’est une catastrophe politique et sociale qui nous attend en 2012.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

DEBAT CNEF FPF. 2010 Protestants! Demandez La Controverse!

En hommage à Jacques Ellul .Fondateur du projet.

 DEBAT CNEF- FPF

 DEMANDEZ UNE CONTROVERSE RAISONNABLE

 
Votre dossier

DOCUMENTATION
 
ORIGINES du PROJET 1979

Aux origines de l’idée.  Assises du Protestantisme 1979
 
http://www.ppkaltenbach.org/news/aux-origines-de-l-idee-assemblee-du-protestantisme-1979

http://www.ppkaltenbach.org/news/aux-origines-de-l-idee-assemblee-du-protestantisme-1979-2
 
CONTRIBUTION DE JACQUES ELLUL 1984-1987
 
I  Jacques Ellul s’engage.1984.
http://www.ppkaltenbach.org/news/jacques-ellul-s-engage-1984
 
II Jacques Ellul s’engage 1986
http://www.ppkaltenbach.org/news/jacques-ellul-s-engage-1986

III Reflexions de J. Ellul sur le projet d’Etats  Généraux du Protestantisme. Inédit 1987
http://www.ppkaltenbach.org/news/jaques-ellul-pour-des-etats-generaux-du-protestantisme
 
 
SUITE DANS LES IDEES

IV Une idée de 20 ans déjà !
http://.org/news/pour-des-etats-generaux-du-protestantisme

V De l’immaculée cooptation au syndrome de Jericho : « reformande est federatio ».
 http://www.ppkaltenbach.org/news/immaculee-cooptation-reforme
 
VI  Demandez une controverse publique entre CNEF et FPF sur la représentativité.
http://www.ppkaltenbach.org/news/etats-generaux-du-protestantisme
 

PROTESTANTISMES: 2010 . DEBAT CNEF.FPF

DISPUTES et CONTROVERSES

 
LES DISPUTES DE REFORME   

1° Juin : CIMADE . 3 juin 2010. CNEF. 

Réunion le 3 Juin 2010 
Oratoire du Louvre
Le Conseil National  des Evangéliques de France

Pour le CNEF :  Stéphane Lauzet et Daniel Liechti
Pour la FPF :  Marcel  Manoel, Jean Daniel  Roque, Michel George
 
OBSERVATION LIMINAIRE
         La réunion CIMADE à 18 H avait attiré 60 personnes dans le temple. La réunion  CNEF à 20H30 a attiré 40 personnes seulement salle Monod. Pourquoi ce résultat décevant s’agissant de sujets aussi brûlants ( l’étranger et la représentation du protestantisme) abordés selon la procédure alêchante de controverse ?
 
 Deux explications possibles .
 
 I    Lassitude ou non-information des publics les plus concernés.
 
-S’agissant de l’étranger, le sujet lasse l’opinion……les protestants parisiens sont gâvés de CIMADE .
 
-S’agissant du CNEF et de la FPF, le sujet n’intéresse pas le peuple réformé  et  Réforme ne touche pas un peuple évangélique pourtant hyper mobilisé par l’imminence de la création du CNEF le 15 juin.
 
II   Tout comme la CIMADE, la FPF qualifie tout débat en vue de définir, dénombrer et évaluer d’inutile, agressif, ou idéologique.
 
Pour la CIMADE la Bible se suffit sur l’étranger.  L’immigration est inéluctable, profitable et morale.  La demande de connaissance des faits et des chiffres  présentée par M. Tribalat cacherait mal  une contestation de la « Ligne CIMADE » et  ne peut que réveiller la bête immonde. Le BIEN l’emporte sur la VERITE. On ne cherche pas, on milite.
 
Pour la FPF, la question de la représentativité, ne se pose pas. Chaque église (Réformés, Concordataires etc..)  a sa façon de définir et compter ses membres. Pour les églises de l’Intérieur, la solution est théologique. Pour les églises Concordataires, elle est historique. Pour les associations subventionnées, elle est morale, « Foin de toute  distinction entre bénévoles et salariés comme de toute certification » !. Les membres de la FPF sont théologiquement « en lien » entre eux tout comme les 250.OOO personnes physiques membres de l’ERF le sont entre elles.
 
III Les différences porteuses de divergences entre CNEF et FPF ne sont pas que théologiques et théologiques, elle sont  tout autant sociologiques, éthiques et politiques voir partisanes. Tout le monde le sait et d’abord intellectuels, sociologues, medias et gens d‘appareils mais pas un mot sur ces réalités qui  tant  pimentent la vie publique française. Des exemples ?  Famille, Palestine, Homoparentalité, Dépense publique, Association, Islam , Burka  ? .....
 
Commentaire et conclusion :
 
A) Tout ceci ne serait que tempête dans dé à coudre n’était la question concrète et non dite des rapports avec les pouvoirs publics natioaux et locaux  : relations officielles (Vœux à l’Elysée !), agréments administratifs, TV et radios,  subventions aux associations du secteur sanitaire et social, participation aux instances consultatives locales, aumôneries etc... Définir et compter s’imposera tôt ou tard aux protestants comme aux Pouvoirs . Représenter est un idéal exigeant.  Parler au nom d’un peuple sans trop de consultation est en démocratie un privilège enviable autant que rare et risqué.  Centraliser et Répartir les avantages et droits liés au rapport avec les Pouvoirs et à la Dépense publique constitue un autre privilège qui entraîne souvent, si l’on n’y prend garde, bien des entorses inexcusables aux grands principes  institutionnels issus de la Réforme 
 
B) La question que les AFP tirent des grands principes institutionnels de Réforme ( Sacerdoce universel, régime prebytero-synodal, séparation des pouvoirs etc ....)  reste sans réponse  à la suite de cette réunion du 3 juin qui fait suite à la controverse organisée par les AFP avec les mêmes participants le 4 mai 2009 et dont Réforme avait rendu compte dans son numero «Musée du Désert» sous le titre : « PROTESTANTS.. COMPTEZ VOUS !!. Une institution peut-elle représenter et parler au nom d’un groupe humain sans en avoir au préalable défini et dénombré conventionnellement les membres » ?

 Est-ce faire secession  que de poser cette question de bon sens?
 
C) Reforme  ne doit pas renoncer mais s’interroger sur les causes d’un  résultat décevant dont le journal ne peut être tenu responsable.
 
POUR LES AFP
Quatre administrateurs des AFP participaient au débat : à la tribune deux évangéliques  « divisés » : S.Lauzet et M. Georges. Dans la salle deux réformés « unis » : J.H. Carbonnier , PP Kaltenbach. C’est dire l’intérêt concret des AFP pour le sujet.  Par leurs statuts et leur pratique, les AFP qui comportent des associations issues de douze églises différentes démontrent en effet quotidiennement et localement qu’il est possible d’apporter une réponse  démocratique et concrète, comme nationale et locale aux problèmes de la coexistence entre CNEF et FPF. 
 
Plus que jamais s‘impose donc à elles la double appartenance aux deux fédérations.. Les AFP peuvent et doivent inviter CNEF et FPF à promouvoir la création  d’AFP disposées à coopérer sans considération  d’appartenance confessionnelle ( clause statutaire d’ adhésion ), donnant ainsi corps aux propos fraternels entendus de part et d’autre. De tout cela, les AFP parleront et trancheront les 1°/3 octobre prochains à Fontevraud
 
POUR LES PROTESTANTS
A l’occasion du débat, la différence fondamentale entre les chartes des deux fédérations telles que confirmées en 2010 n’a été qu’évoquée. Or sous couleur d’aggiornamento  technique, (les effectifs de l’assemblée passent de 96 à 120) la FPF a bel et bien réformé la répartition  des droits et devoirs de ses membres comme la répartition des sièges à l’assemblée générale  et partant l’équilibre des pouvoirs entre ses quatre piliers :
 
ERF.                  30% des sièges.    Contre 20%          avant 2010
Concordataires.  23 % .       //           Contre 15%          //                  
Autres églises.  23%..        //           Contre 38%          //
Associations.                     21%.         //           Contre  25 %        //
   
La différence est par ailleurs grande entre les deux chartes (CF les sites ). La charte du CNEF privilégie la prééminence à la confession de foi et au souci démocratique du fonctionnement. La charte de la FPF , mais  plus encore son réglement  intérieur, évoquent un accord administratif d’appareils privilégiant l’organisation  des votes et contributions et  surtout le droit de représenter et de parler « au nom de ... ».
 
Les possibilités d’un éventuel accord entre les deux fédérations et entre leurs membres dépendra donc moins de divergences  théologiques et politiques que du niveau de démocratie de leurs structures et procédures de vote et de financement.  En la matière, le CNEF n’est pas seul en cause ; la FPF elle aussi doit s’interroger.
 
PPK
 

"NON" M. Hirsch !... 2005

FORMULE du RSA de M. Hirsch. Rt=R+(mini-X)-T1 ( R )-T2(R-RO)+X

 
 
Les Associations Familiales Protestantes                              

                                                                                                             Paris le 12 avril 2005

 
                                                                                A
 
M .Martin Hirsch
Commission  « Familles, Vulnérabilité, Pauvreté » .
 
 « NON à votre proposition de nouvelle prestation «  Pauvreté Emploi. » 
 
 
FORMULE du RSA de M. Hirsch    Rt=R+(mini-X)-T1  ( R )-T2(R-RO)+X
 
Nous saluons la qualité des objectifs que vous avez définis et l’important travail technique accompli par votre équipe. Nul doute que chacun y puisera de nombreux éléments des plus utiles. Pour autant , et sans le moins du monde vous mettre en cause à titre personnel, notre jugement est  négatif.
 
Nous discernons un risque d’incohérence et de conflit entre les thèmes « Emploi », « Pauvreté », « Famille » d’une part, et par corollaire, entre les deux ministères concernés : «  Solidarités, santé. », « Emploi cohésion sociale », et les multiples institutions gestionnaires. 
 
Vos propositions de mise en cohérence non seulement des multiples prestations existantes ( RMI, ASF,  API, AH, allocations logement ) mais aussi des multiples centres de décisions impliqués( Ministères, Caisses , Collectivités Locales.. sans avoir préalablement évalué ni  a fortiori certifié les politiques actuelles notamment les effets de minima sociaux, du SMIC et de la dislocation du marché de l‘emploi, le tout en l’absence de représentants des collectivités locales, nous paraît excéder les possibilités d’une commission sinon du Gouvernement actuel.
 
Deux autres raisons nous conduisent à nous opposer à vos propositions.
 
Visiblement votre souci respectable est l’indemnisation de la pauvreté, pas la Famille. En témoigne le refus de coordination avec la Conférence Annuelle de la Famille. En témoigne aussi votre refus de répondre  aux deux questions préjudicielles diffusées à tous les membres de votre commission, en réponse à votre questionnaire . « Monoparentalité et pauvreté !  Coincidence ou corrélation ? Peut-on s’en tenir à soigner les conséquences sans  jamais prévenir les causes ? ».
 
                           Les Associations Familiales Protestantes formulent deux attentes
 

TUTELLES. 
Concrétiser l'interdiction faite aux travailleurs sociaux, bailleurs sociaux et associations spécialisées d'utiliser la protection comme facilitation de leur gestion des personnes et familles vulnérables ainsi que cela a été mis en lumière de façon objective par les multiples rapports des services d'inspection technique ( Justice, IGASS, Inspection des Finances )et Cour des Comptes. Cf Ci joint "Le désastreux dossier associatif et familial et tutelles"
 
ADOLESCENCE
Tirer des conclusions pratiques et des mesures concrètes des analyses établissant le lien de cause à effet entre les déchirures familiales et les nouvelles souffrances de l'adolescence en France en cessant de privilégie le développement non coordonné et non évalué de statuts, professions, prestations, "maisons", Observatoires. Ne pas appliquer à l'adolescence la conception du Dr Knock.( CF Exposé des AFP  devant le premier Ministre Conférence Annuelle de 2003).
 

Avec nos  regrets et  nos sentiments distingués.

P.P. Kaltenbach
 

LES AFP et LA REPRESENTATIVITE de l'UNAF: 2 . Limoge 2009

 
 
Assemblée Générale annuelle de l‘UNAF
Limoges  18/21 juin 2009
 
  
L’UNAF FACE A LA CRISE
 Contribution des Associations Familiales Protestantes

 
Le titre d’« L’UNAF face à la crise » fait plus opérationnel que celui de » Familles face à la crise » car l’UNAF est un partenaire social à part entière. Evoquons donc Kennedy s’adressant aux américains : «Cessez de vous demander ce que l’Amérique peut faire pour vous et cherchez ce que vous pouvez faire pour l’Amérique ». Contre la crise, que peut faire l’UNAF ?
 
QUELLE CRISE ?
D’abord, ne pas se tromper de crise. Ce qui fait l’exception française, c’est l’état social et politique dans lequel la France affronte la crise morale et mondiale de confiance savoir dans les pires conditions. Au fil des quatre dernières décennies, notre pays est devenu une société de défiance et d’incivisme dont le modèle social s’autodétruit .(« Une société de défiance »P.Cahuc Edition Rue d’Ulm 2007). Ce «système» baptisé par ses bénéficiaires, tantôt «Modèle social », tantôt Etat Providence, en voici la spécificité politique : des partis sans militants, des syndicats sans salariés du privé, de grandes associations sans bénévoles, des églises officielles sans fidèles, une presse écrite sans lecteurs, le tout sous un déluge d’aides publiques allant du monopole au détournement de procédures et de finalités. Ultra libéralisme ou socialisme ? Tout le monde s’en moque car ce qui caractérise la crise française c’est une conjonction unique d’étatisme et de corporatisme
 
POURQUOI l’UNAF ?
 Le 5 juin, lors de l’installation à Matignon du Haut Conseil de la Famille par le Premier Ministre, M. Hortefeux et Madame Morano, les syndicats ont osé boycotter la rencontre pour protester contre la sur-représentation du mouvement familial. Or de l’avis de tous les observateurs, le syndicalisme français se caractèrise par la représentativité la plus faible de l’OCDE (5 % du total des salariés dont 2% pour le privé : lors des grandes manifestations de 2009 le total des manifestants est tombé de 3 millions à 150.000 selon les organisateurs). Or selon l’INSEE, la France compte en 2007 : 44 millions d’électeurs inscrits, 25,6 millions d’actifs, 22,8 millions de salariés dont 6,7 d’emplois à vie. Deuxième spécificité, l’opacité  des financements. Seuls en Europe, nos syndicats sont dispensés de publier leur comptabilité. Par contraste, l’UNAF semble un monument de représentativité et de transparence qui déclare nominativement ses militants dans chaque département, réunit 750.000 familles soit 7,5 % des familles, enfin les comptes du mouvement familial font l’objet de multiples contrôles (Ministère et Cour des Comptes ; publication au JO). ( NB :en 2006, l'INSEE décompte 15 millions de familles dont 9,67 avec enfant comprenant 2,250 000 familles monoparentales
 
Représentativité nulle,opacité des financements et médiocrité du dialogue social sont considérés par tous les observateurs comme les principaux obstacles à toute réforme des finances publiques territoriales et sociales (Pierre Cahuc et André Zylberberg  « Les réformes ratées du président Sarkozy » Flamarion.Mars 2009). En donnant l’exemple en matière de représentativité et de transparence de la dépense publique associative, l’UNAF peut rendre un grand service  à la démocratie sociale et politique. Ezra Suleiman.  « Schyzophrénies françaises ». 
Grasset.Septembre 2008.
 
POURQUOI LA DEPENSE PUBLIQUE ASSOCIATIVE ?
-    Parce que l’UNAF se veut mouvement d’associations authentiques fondées sur le bénévolat et l’engagement personnel plutôt que sur la professionnalisation de l’engagement social et politique.
-    Parce que les nuages s’amoncellent sur l’avenir des «  grandes associations publiques ».
 
Rapports du Conseil d’Etat, de la Cour de Cassation, de la Cour des Comptes, du Conseil Economique et Social 2000-2006.
Rapports  Haddas Lebel, Chertier, Langlais et Morange 2007-2008.
Report de la conférence annuelle de la vie associative prévue en octobre 2008.
Directive « services » ( SSIG)  et services économiques (SEIG) d’intérêt général de l’union Européenne ; application fin 2009.
Perspectives de réforme du CNVA et du CES. 
Perspectives de crises  et réformes des finances territoriales et sociales.
RGPP
Directives " Services"
Loi de 2002 su la certification du secteur sanitaire et social ( Dont les UDAF)
 
 
QUELLE CONTRIBUTION DU MOUVEMENT FAMILIAL ?
 
Accroître notre Représentativité.
L’UNAF doit accroître sa représentativité - pas seulement pour répondre aux exigences de la Cour des Comptes - pour accroître sa différence utile par rapport aux autres partenaires sociaux. Décidons d’augmenter nos effectifs de bénévoles de 10 % par an quatre années de suite pour passer de 10% à 15 % du total des familles. La modulation des attributions du fonds spécial en fonction des résultats évalués par chaque UDAF constituerait une équitable et irremplaçable stimulation à l’effort proposé.
 

Promouvoir la Transparence de la dépense publique associative.
A l’occasion des prochaines élections locales (Régionales 2010, cantonales 2011, etc….) des associations familiales, protestantes et autres, demanderont aux candidats la création de commissions municipales, départementales et régionales d’attribution et évaluation des aides aux associations actives dans le champ familial au sens où l’entend l’UNAF.

Présidées par l’opposition, ces commissions demanderaient aux associations cumulant plus de 153.000 euros d’aides publiques de publier leurs comptes sur leur site propre, publication reproduite sur le site de la collectivité locale concernée. Le gouvernement nous facilite la tâche qui vient de publier le 4 juin en application du décret n°2009-540 du 14 mai 2009 instaure de nouvelles obligations pour les associations et les fondations relatives à la publicité de leurs comptes annuels, un arrêté applicable à compter du 6 juillet. Un préciput de 5% du montant total des subventions versées l’exercice précédant l’élection  serait  affecté  au financement des  procédures de certification par des organismes agrées par un Conseil National de la Vie Associative plus représentatif que  l’instance créée en 1983.
 
Cette contribution s’inscrit dans le programme 2009-2012 des AFP :» Pour sortir de la crise, Définir et Compter ». Voir aussi :Observatoire Bénévole des Réalités Associatives Locales en Isère. obral.chez-alice.fr
 

LES AFP et LA REPRESENTATIVITE de l'UNAF: 1 . Toulouse 2008

Le bon combat de la Société Civile.

 ASSEMBLEE GENERALE DE L’UNAF

. TOULOUSE 21 JUIN 2008.
Thème «  Projet institutionnel de l’UNAF »

 Contribution des Associations Familiales Protestantes. 
 
        Pour vous dire notre vision du projet institutionnel, je vais vous raconter en trois minutes une histoire longue de 133 ans : de 1875 à nos jours.
 
      En 1875, la France humiliée va mal, mesure la gravité de la question sociale avec la Commune, découvre son handicap démographique. Les premières associations familiales sont créées entre Montbéliard et Mulhouse ; elles sont protestantes.
 
      En 1945, La France humiliée est à terre, ruinée ; on compte seulement 41 millions de français, tout comme en 1869. L’UNAF est créée avec la Sécurité Sociale. 
 
                       Première conclusion en forme de constat : quand la France va mal, elle s’intéresse à la famille.
 
      En 2008 ?   La France va mal.
 
Je vous recommande la plaquette publiée fin 2007 par Yann Algan et  Pierre Cahuc. Édition Rue d’Ulm « Une société de défiance ou comment le modèle français s’autodétruit ». 99 pages pour 5 euros.  Pour ces deux jeunes chercheurs, Etatisme et corporatisme nourrissent incivisme et refus de réforme. Leur principale recommandation ?: réactiver le dialogue social. 
 
      La Famille ? 
 
Bilan contrasté : La démographie va moins mal qu’ailleurs en Europe. La famille est plébiscitée comme valeur mais avec repli sur le cocon.  Le point noir ? une France à deux vitesses familiales : 25 % d’adultes et enfants isolés ou recomposés avec les souffrances et pauvretés qui en résultent.
 
                        Deuxième conclusion en forme de recommandation : la France doit s’intéresser de nouveau à la Famille.

Le projet des AFP comporte un objectif  politique et un levier associatif.

            Un objectif  politique quantifiable : Restaurer la confiance et le dialogue social: pour cela il faut accroître les effectifs et la représentativité des partenaires sociaux. Avec 7,5% des familles en charge d’enfants, l’UNAF fait mieux que les 5% de salariés syndiqués du privé. Mais c’est très insuffisant en termes de vitalité associative. L’UNAF doit à terme réunir 4 millions de familles, et 1.500.000 en 2012. La représentativité n’est pas un choix ; c’est un impératif sous le regard de la Cour des Comptes. Attention au troisième rapport !
 
             Un levier de mobilisation associative : nous ne mobiliserons les nouveaux bénévoles qu’en leur offrant sur le terrain des outils crédibles de participation. L’UNAF doit proposer aux jeunes familles le label associatif comme outil de participation et de mobilisation citoyennes. C’est la seule façon de combattre le repli individualiste mais aussi les comportements d’usager ou d’assisté comme la dérive professionnalisante.
 
            L’UNAF est déjà engagée dans ce projet  à l’initiative de son président F. Fondard et de son Trésorier Benoît Laune, membre de la commission du label AFNOR. A l’initiative d’Henry Joyeux, Famille de France a décidé d‘entrer en labellisation ainsi que deux AFP en Isère et Val d’Oise.  Sur le terrain, l’objectif  et le levier seront compris de tous : il s’agit de soutenir et d’évaluer localement les politiques familiales conduites sur fonds publics et sous pavillon associatif. 
 
La preuve ? : Grâce il est vrai au réveil évangélique, les AFP connaissent un développement sans précédent et sans équivalent : de l’ordre du décuplement des bénévoles, le plus souvent dans les banlieues. Plus participatif «  Je meurs » !
 
P.P. Kaltenbach.
 

REPRESENTATIVITE UNAF COUR DES COMPTES 2003. ZERO

" GROUND ZERO 2003"

 
"La recommandation de la Cour en 2003
de subordonner l'attribution de fonds publics à une meilleure représentativité
de l'UNAF n'a donc pas été suivie d'effet en 2006."
 
I

 Rapport public de 2003 sur  les  exercices 1995- 2002
 
A – Une représentativité insuffisante

 
Le privilège de financement public dont bénéficie l'UNAF lui impose d'être représentative de toutes les familles de la société française actuelle. Or, ce nÌest pas le cas.

 
D'une part, la représentativité géographique des familles n'est pas  équitable, les zones rurales étant surreprésentées par rapport aux zone surbaines. Ainsi, avec 162 069 familles, Familles rurales regroupe 46 % du total des familles adhérentes aux mouvements à but et  recrutement
généraux.
 
D'autre part, on observe des incohérences dans les critères retenus pour l'adhésion des associations aux UDAF. Ainsi, plusieurs UDAF ne reconnaissent pas le caractère familial de certaines associations
prestataires de services (halte-garderie, crêche, médiation familiale, assistance familiale), alors que d'autres l'admettent. Autre illustration du manque de clarté des critères d'adhésion, les associations d'aide à domicile en milieu rural sont considérées au plan national comme des associations familiales, alors que leurs homologues en milieu urbain ne bénéficient pas du même statut.
 
 
 RAPPORT SUR LES SUITES   2006
La Cour considérait en 2003 que l’attribution de fonds publics devrait être subordonnée à une meilleure représentativité de l’association.
 
 
Le privilège de financement public dont l’UNAF bénéficie implique qu’elle soit représentative des familles françaises.
La Cour constate que la représentativité ne s'est pas améliorée en
2005.
 
En premier lieu, avec un nombre de familles adhérentes de 772 175 en 2005 (contre 797 111 en 2002), l'UNAF regroupe 12% du nombre de familles allocataires de prestations familiales
(6 281 980 au 31 dÈcembre 2005 en France métropolitaine, selon les chiffres fournis par la CNAF)
En outre, la définition restrictive de l’association familiale actuellement retenue empêche certaines associations d’adhérer à l’UNAF.,
 
Enfin, des incohérences dans l’application des critères d'adhésion aux UDAF, relevées par la Cour en 2003 subsistent.
Certains mouvements, et tout particuliËrement ´ Familles rurales ª, ont une conception large de l’association familiale. En milieu rural, notamment, certaines associations incluent des structures prestataires de services rémunérés et, de ce fait, le nombre de leurs membres se trouve augmenté par la prise en compte de tous les bénéficiaires de ces services. Cette pratique
crée un déséquilibre dans la représentation géographique, les zones rurales étant sur représentées par rapport aux zones urbaines.
Cette situation s'est aggravée depuis 2002 : ´ Familles rurales" qui regroupait alors 46% du total des familles adhérentes aux mouvements à but et à recrutement généraux en
regroupe en 2005 plus de 50%.
 
La recommandation de la Cour  en 2003 de subordonner l'attribution de fonds publics à une meilleure représentativité de l'association n'a donc pas été suivie d'effet en 2006.
 

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