Laïcité, protestantisme, famille, associations et gouvernance

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Présidentielle 2012. La quadrature du cercle.

Retrouver la confiance. Affaire de dirigeants? Affaire de dirigés ?


La vraie exception française

CONSTAT

Une société politique qui a perdu le Peuple.
Une société civile qui a perdu confiance.
Le pugilat a remplacé le débat.
 
 
C’est dans les pires conditions de défiance que la France affronte une crise mondiale de confiance sans précédent. Libéralisme ou socialisme ? Tout le monde s’en moque parce que la question est ailleurs. Au fil des quatre dernières décennies, notre pays est devenu une société de défiance et d’incivisme dont le modèle social s’autodétruit 1. Ce «système» baptisé « Exception Française» par ses bénéficiaires, en voici la spécificité politique unique : des partis sans militants, des syndicats sans salariés du secteur privé, de grandes associations sans bénévoles, des églises officielles sans fidèles, une presse écrite d’opinion sans lecteurs, le tout sous un fleuve d’aides publiques caractérisées par leur opacité 2
 
Tout le monde le sait mais responsables et bénéficiaires interdisent tout débat qui conduirait à une évaluation des responsabilités. Mieux, pour éviter le débat ils proquent le pugilat Toute demande de définir et de compter pour évaluer est présentée par les intéressés comme une remise en cause de la démocratie politique et sociale sinon le réveil de la bête immonde. A les entendre, définir serait stigmatiser pour trier, punir et exclure ! Compter serait culpabiliser pour livrer le Bien et le Juste au Marché ! C’est parce qu’il est interdit d’évaluer, qu’il est impossible de débattre. Le mot « accountable » qui signifie responsable n’a pas sa place en français. 
 
C’est l’une des raisons pour lesquelles, quarante ans après « 68», la France se trouve en proie à une crise d’autorité rampante qui en fait le pays avancé où les relations sociales sont les plus tendues, le sentiment de distance entre le haut et le bas le plus prononcé, la défiance des citoyens envers les institutions et les organisations destinées à relayer leur voix la plus grande et leur participation la plus faible, où la défiance envers le Marché n’a d’égale que la défiance envers L’Etat. Notre démocratie a perdu le Peuple. La société civile a perdu confiance .
 
Paradoxe étrange, le relativisme intellectuel et moral issus de « 68 » nourrit la faillite des finances publiques. D’une belle image, Marcel Gauchet illustre ce paradoxe: « La déferlante individualiste continue de s’abattre sur le grand chaudron des bureaucraties redistributrices » 3. Là encore foin de la lutte des classes. Sous les pavés ? Les acquis de l’étatisme et du corporatisme !
 
 
 
Arrivée aux affaires en 1980, la Génération baptisée Mitterrand début 1980, Morale début 1990, « Bobo » début 2000, s’acharne dans les médias « amis » à justifier «moralement» ce désastre démocratique. A l’entendre, il suffirait de combattre le Mal, puisque l’on ne réforme pas le Bien. Elle part en retraite en 2010 mais les rigidités du «système » de transmission et de communication, dont elle a doté les institutions lui permettaient hier encore d’espérer retarder l’heure du bilan. Désormais elle impose le pugilat pour empêcher le débat.
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Notes en bas de page
 
1 Yann Algan et Pierre Cahuc. « La société de défiance. Comment le modèle social français s’autodétruit. » Editions Rue d’Ulm 2007.
2 Gaël Brustier et Jean-Philippe Huelin, « Recherche le peuple désespérément » Bourin Editeur, 2009
3  « La religion dans la démocratie « .. Gallimard 1998.).
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C’est dire  que la crise de 2007 jointe à l‘irruption du Net l’a pris au dépourvu. Voici pourquoi, aprés sept ans de séismes électoraux inexpliqués, une sorte de paranoïa médiatique affecte ceux qui sentent venir l‘heure de l’inventaire 4  au moment où ils perdent  le contrôle de la parole publique. Leur mot d’ordre ? « Il est interdit de me contredire » ! «  Le relativisme s’est fait totalitaire.
 
L’opinion découvre que cette  étrange défaite démocratique porte en ses flancs radicalisme et violence chez les frustrés du statu quo et d’abord la jeunesse. L’opacité de l’argent, public comme privé, enrage les plus calmes et justifie les enragés. Voici le Parti des élus et des permanents électoralement et moralement exangue, les radicaux dans les urnes, les privilégiés du statut et de la lustrine dans la rue 5. L’échéance de 2012 échappe à toute prévision raisonnable sauf sur un point : nous allons affronter une vague de fond autrement violente que les soit disants séismes de 2002 et 2007. Ce n’est donc pas le moment de baisser les bras.
 
QUE FAIRE ?
Le projet a sa logique interne.
 
Vérifier le bien fondé de l’analyse.
Restaurer la confiance. 
Remplacer le pugilat par le débat. 
Proposer aux partenaires  politiques et sociaux de rivaliser de représentativité. 
Transformer la transparence et la gouvernance de la dépense publique en enjeu électoral. 
Rendre au principe de séparation des pouvoirs la place fondatrice que lui fait l’article XVI de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. 
A ces fins, choisir le sujet, le public, la démarche, le médias  susceptibles de mobiliser par département au moins dix bénévoles compétents, désintéressés soucieux du Bien Commun .
 
 
D’abord vérifier le bien fondé de l’analyse
Un Ezra Suleiman y apporte sa contribution: «Le mépris des comptes -pour la culture, pour la protection sociale, pour l’éducation, pour tous ses services publics- est face aujourd’hui à son moment de vérité et de réalité. La politique, c’est « qui obtient quoi, quand et comment ? ». La France est devenue une société de lobbies comme toute société démocratique, mais avec une différence fondamentale. Les lobbies les plus puissants défendent leurs intérêts  en invoquant l’intérêt général, les grands principes, la République, bref la morale. En réalité, L’évaluation est inacceptable dans de nombreuses institutions parce qu’elle est susceptible de mettre en danger les acquis  Or la démocratie et la modernité imposent l’évaluation objective des compétences et des résultats » 6 .
 
Mais évaluer impose désormais de retourner la Question Morale contre ceux qui en font commerce depuis plusieurs décennies pour sanctuariser leurs privilèges. La démarche ici proposée se fonde sur un optimisme raisonnable et résolu. Elle a pour ambition de semer un début de désordre intellectuel dans un univers de certitudes vieillissantes administré par des Tartuffes 7 . Elle consiste à secouer les corrélations entre les thèmes les plus hétéroclites choisis à raison de critères apparemment dépourvus de tout lien logique autre que celui de la « question morale » dans son rapport à la dépense publique et par exemple: Peut-on vouloir à la fois retisser le tissu social et laisser le tissu familial se détricoter ? Peut-on fonder une société plus solidaire sur l’explosion de l’individualisme, du corporatisme  et de l’emploi à vie pour un quart des actifs ? Peut-on moraliser le Marché sans moraliser une Dépense Publique qui mobilise 53% du PIB et emploie 30% de l’électorat ? 
 
Comment faire ? Qui  osera ? Qui pourra le faire ?
 
L’objectif n’a rien à voir avec la Rigueur dont le seul énoncé jette les Gaulois dans la rue ?  Il s’agit de restaurer le débat démocratique en imposant aux professionnels de la dépense publique - qu’il s’agisse de la voter, de la répartir ou d’en profiter- de «définir et compter» leurs effectifs pour justifier leur représentativité . Il faut les amener à compter leurs ressources et leurs dépenses pour justifier leur utilité, leur différence utile par rapport à l’Etat et au Marché bref de «rendre compte», de la plus modeste commune jusqu’au sommet de l’Etat. C’est le moins que l’on puisse exiger de ceux qui se disent en charge de la démocratie politique comme de la démocratie sociale.

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Notes en bas de page

4  "Louis Chauvel. « Classes moyennes à la dérive » . Le Seuil Octobre 2006 .Laurent Jeoffrin ´  Le roi est nu ‘ ª.  Robert  Laffont. Mars 2008.. ´  Media paranoia ª Seuil. Janvier 2009.
5 Pierre Rozanvallon écrit en 1998:« C’est surtout l’aggravation du déséquilibre électoral du PS entre salariés du secteur public et salariés du secteur privé qui comporte des risques graves pour son avenir politique. Le clivage secteur public-secteur privé devient donc électoralement de plus en plus significatif, dans un contexte politique où la réforme de l’État, la réduction des déficits publics, l’adaptation des services publics à la concurrence mondiale deviennent des enjeux politiques cruciaux en France."«  Le Seuil Rozanvallon. Fondation Saint Simon..
6 Ezra Suleiman. » Schyzophrénies françaises ». Grasset.Septembre 2008
7 « Tartuffe aux affaires. Génération morale et horreur politique 1980-2000 ».2001 Téléchargment gratuit sur  http://www.ppkaltenbach.org/
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Le temps est venu pour eux de se soumettre à une évaluation crédible parce que confiée à des tiers indépendants. J.Attali le souligne à propos des agences de notation américaines : on ne peut abandonner évaluation et notation à ceux qui en profitent. On ne peut pas davantage attendre un progrés de transparence de l’intérieur ni du haut d’appareils mobilisés pour la seule défense d’une opacité protégeant leur statu quo. On ne se compte pas, on ne s’évalue pas soi-même. Seule la séparation des pouvoirs et des intérêts entre contrôleurs et contrôlés peut garantir l’emploi démocratique des fonds publics.
 
L’expérience conduite en Isère depuis 2002 par un groupe de bénévoles sous le signe Observatoire Bénévole des Réalités Associatives Locales ( OBRAL) http://obral.viabloga.com/
démontre trois    choses. Il existe dans l’opinion une forte demande de transparence et d’évaluation de la dépense publique locale. Cette demande est suffisamment vive pour avoir suscité depuis 2002 la participation de citoyens qui avaient depuis longtemps déserté l’arène politique. Sous la pression de cette demande de transparence et d’évaluation  externe, le débat pblic a pu être restauré comme en témoignent les réponses de professionnels aussi éminents que MM Michel Destot Maire de Grenoble et Didier Migaud nouveau premier président de la Cour des Comptes 
 
A la différence de ses prédécesseurs, l’actuel président de la République a pu sembler favorable à l’esprit de cette  analyse.
 
              <<   Notre Etat a besoin d’une révolution intellectuelle et morale. La révolution intellectuelle pour moi c’est celle de la certification qui oblige à la transparence et la sincérité des comptes, et c’est celle de l’évaluation qui oblige chacun à se soucier des conséquences de ce qu’il décide et des résultats de ce qu’il entreprend. Je vous invite, Monsieur le Premier président, à engager une réflexion collective sur ce que pourraient être les pouvoirs, les moyens et l’organisation nécessaires pour que ce grand  organisme d’audit public dont la France a besoin puisse voir le jour. Je souhaite que vous me fassiez part du résultat de vos réflexions dans un délai de trois mois  >>.
 
Philippe Seguin nous aura quitté avant de venir à bout de sa mission mais la nomination du député socialiste Didier Migaud à sa sucession - outre qu’elle constitue en soi un progrés démocratique 8 - permet de ne pas désespérer. Ce beau discours prononcé le 5 novembre 2007 à l‘occasion du bicentenaire de la Cour des Comptes, le temps est venu de rappeler au Président de la Rupture et de la Réforme dans la perspective de 2012. Le temps est venu d’aider ce Président. Or La Réforme, c’est comme les Valeurs ! Cela ne se braille pas en concert, cela se pratique d’où il résulte que rien ne se fera sans l’engagement personnel d’un nombre croissant de citoyens, désintéressés, informés, libres et responsables revenant vers la chose publique après une trop longue absence  pour imposer le débat démocratique ! La transparence est devenue affaire de participation. 
 
Comment y parvenir par ces temps d’extrême défiance et de peur de l’avenir ? Répondre à cette question voici la priorité pour 2012. La proposition pratique consiste à susciter une participation nouvelle par le moyen d’une demande locale de transparence et de gouvernance de la dépense publique sous pavillon associatif. S’il veut aider les pouvoirs publics le citoyen doit – par souci d’économie de moyens - choisir son public, son champ de bataille, son idée de manœuvre et son média. Il s’agit d’inventer un bénévolat politique.
 
 La dépense publique associative locale comme cible
Le public concerné en est aussi nombreux que divers. Les masses financières en cause sont considérables. Un triple déficit de connaissance, de cohérence et de gouvernance caractèrise une politique associative française unique au monde. Le refus de définir et de compter assure ici le triomphe de l’opacité française. Cette poudrière n’attend que son détonnateur. Qu’on en juge !
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Note en bas de page
 8 En Grande Bretagne, la présidence de l’équivalent de la Cour des Comptes, le National Audit Office est par tradition confiée à un parlementaire de l’Opposition. Quant au contrôle des associations, il est confié depuis 1853 à La Charities Commission qui mobilise à elle seule autant de moyens financiers et humains que notre Cour des Comptes toute entière
.cf http://www.opsi.gov.uk/acts/acts2006/ukpga_20060050_en_1
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Le contenu matériel, social et politique de la réalité connue en 1975 sous le vocable d’ASSOCIATION a volé en éclat. L’extraordinaire prolifération des quarante dernières années débouche sur un bouleversement d’une telle ampleur politique que la question associative ne peut plus être éludée surtout à la veille d’une décentralisation fiscale rendue explosive par trente ans de facilité. La question de l’Association Publique sera posée. Or il s’agit de l’arme de prédilection des classes moyennes protégées et des Bobos. S’en prendre à cet outil, c’est s’en prendre à leur Graal : l’Etatisme et le corporatisme moralisateurs.
 
Un vaste public ?
 Il n’y a plus ni Monde ni Peuple associatif au sens unifiant du terme. Trois, mondes, trois peuples associatifs  s’affrontent désormais qui n’ont plus de commun que le statut de la loi de 1901. Un patronat sur fonds publics: 4% des associations, soit 40.000 employeurs, (Les 3000 plus grosses associations emploient le tiers des salariés). Un salariat associatif : 1,6 à 1,8 millions de feuilles de paie pour 1 million d’équivalent temps plein. Un peuple du bénévolat : 12 à 14 millions de citoyens selon les critères et les évaluateurs. Au sein de ce dernier ensemble nous avons décidé de choisir comme public  cible le groupe  des « bénévoles donateurs »  évalué à six millions de personnes. Ces trois peuples habitent deux planètes séparées : celle des « Grandes surfaces » avec en moyenne 50 salariés et un budget de 7 millions d’euros, celle des « Gagne-petit » avec un budget moyen de  7.000 euros, et pas de salarié du tout.
 
A ce public associatif, il convient d’ajouter celui qui constitue la cible  humaine de ce livre, les prescripteurs et financeurs tant privés que public : six millions de donateurs, des milliers d’entreprises mécènes, 5000 notaires, des centaines de milliers d’élus locaux et nationaux, les agents des trois fonctions publiques distributeurs d’aides publiques, les millions d’usagers des associations des secteurs éducatifs, culturels, sanitaires et sociaux.
 
Des moyens financiers mobilisés à la fois considérables, mal connus et non coordonnés.
 L’INSEE refuse d’établir une comptabilité nationale et seuls deux chercheurs : Viviane Tchernogog et Philippe Kaminski tentent depuis quinze ans d’approcher des ordres de grandeur au moyen d’extrapolations. Le  budget national associatif, c’est à dire le coût de l’outil « approcherait » 60 milliards d’euros en 2006 mais sans comptabiliser l’enseignement scolaire privé qui pèse à lui seul 11 milliards ! Cette  évaluation ne  prend pas en compte les fonds publics et privés transitant sous pavillon de 1901 (Manquent par exemple l’indemnisation des ASSEDIC, la formation professionnelle, les  retraites complémentaires, le 1% logement etc. ) et dont le total, cumulé avec le coût de l’outil permettrait d’évaluer la Dépense National Associative soit sans doute de 8 à 10% du PIB, 150 à 180 milliards d’euros.
 
Autre facette de l’exception française, la France est le seul pays où la dépense associative se finance à ce point sur fonds publics dont prés de 40%proviennent des collectivités locales . Dans son rapport de novembre 2007, l’ADDES  parle de  31 milliards de fonds publics pour 30 milliards de fonds privés . Partout ailleurs dans l’OCDE, le financement associatif est d’abord affaire de Société Civile et de familles. En Angleterre la Charity Commission recense en 2006 50 milliards de ressources privées pour 190.000 charities. En France c’est le trou noir. Un exemple ? En 2006, selon le ministère des Finances, 35.000 associations auraient déclaré 25 milliards d’euros de chiffre d’affaires à la TVA. Le chiffre pour l’ADDES est de 9,6 milliards !
 
 Un contenu social et politique explosif.
 Après quarante années d’explosion quantitative -15.000 associations déclarées par an en 1975, 70.000 depuis 1995 -l’association sur fonds publics cumule tous les traits d’un tabou, d’un nœud gordien et d’une poudrière.
 
Les medias parlent des «ASSOC’» comme s’il s’agissait d’une entité politique comparable en termes de légitimité aux élus du Peuple, au Gouvernement, à la Société Civile mais moralement supérieure. Emmettre le moindre doute, proposer la moindre évaluation, relèverait de l’Ultralibéralisme anglo saxon. Hélas pour les gaulois, les anglo-saxons donnent beaucoup plus de temps et d’argent que les français avec de bien meilleurs contrôles démocratiques surtout en Grande Bretagne. 
 
L’«Association» ? ce serait par statut le Camp du Bien ! du Beau, du Vrai et du Juste. On y œuvre pour l’Humanité, la Planête, le Sud, les Pauvres, la Culture, la Nature, la Solidarité, la Démocratie participative, l’Education Populaire, les Sans papiers...etc. Ni-publique-Ni-privée, cette institution échappe à toute critique, que celle -ci soit marxiste - absence d’appropriation de la plus value - ou libérale - absence de bureaucratie étatique - . Ellle est moralement auto nettoyante. En association, le Bien se présume. Ici plus que nulle part, il est moralement interdit de définir et de compter. TABOU ! Malheur à l’imprudent qui ose suggérer de trier, d’évaluer, de certifier. Il sera traité d’affairiste.(CF  Annexe I) lettre du sénateur Michel Charasse au ministre de la Vie Associative ;
 
Tel est le détour idéologique emprunté depuis 1975 par les « Pouvoirs » les plus divers pour transformer la plus Tocquevillienne des libertés civiles désintéressées en courroie de transmission pour souplesses budgétaires et fiscales au profit des bénéficiaires du corporatisme et de l’étatisme. Tous s’y sont mis : Gauche et Droite, Paris et Province, Syndicats et Patronat, corporations et petit commerce, recherche publique et privée, hôpitaux et cliniques, ruraux et écolos. Du coup, tout le monde se tient par la barbichette ! NŒUD GORDIEN !Seul dans la classe publique, Philippe Seguin avait  pesé l’importance stratégique du projet.( CF Annexe II Préface au livre « Associations  lucratives sans but ». http://www.ppkaltenbach.org/ ).Téléchargement  gratuit.
 
Un média adapté.
Le NET avec son cortège de blogs et d’internautes offre le seul médias qui vaille pour un tel projet. Sa généralisation a bouleversé les rapports de force entre public éclairé et dirigeants longtemps détenteurs du monopole d’accès aux moyens de communication.  Seul le NET légitime l’optimisme de ces lignes.
 
 
La cause morale du projet est facile à défendre. L’objectif politique digne de la société civile, celui qu’elle seule peut se donner et atteindre ? Nos ancêtres ont séparé l’église de l’Etat ! A nous de séparer l’Association des Caisses publiques, des Urnes du Marché et des Corporations. L’objectif moral digne de l’électeur ? Que demain les candidats à la moindre élection politique et sociale cessent de lui proposer de choisir entre le Bien et Le Mal ! Que les candidats du Bien, du Vrai, du Beau, du Juste deviennent ceux de la Transparence de la gouvernance, de l’évaluation et de la participation et les candidats du Mal, ceux qui les refusent. 
 
Pas question pour autant de sombrer dans l’idéologie de la proximité, du « small is beautiful ». C’est de Politique et de la République en son entier qu’il s’agit. Sans procédures garantissant la séparation des pouvoirs et des intérêts, il n'y a pas de démocratie politique. Sans contrôle de la dépense publique au moyen de procédures autres que technocratiques garantissant la transparence et l'évaluation, il n'y a pas de démocratie financière et sociale. Sans dispositifs garantissant et l'indépendance et le contrôle démocratique de la « COM’ » et de médias confrontés aux révolutions technologiques, aux marchés publics, et au corporatisme, il n'y a pas de liberté de la presse. Sans droits du citoyen, il n’y a plus de droits de l’homme.
 
Quitter l’Aventin, renouer le dialogue politique, imposer le débat pour restaurer la confiance sociale en confortant la représentativité des partenaires sociaux, restaurer la légitimité démocratique en supprimant un cumul des mandats qui cléricalise notre Parlement, voici la priorité des priorités. Faute d’y parvenir, nous ne surmonterons pas la crise et c’est une catastrophe politique et sociale qui nous attend en 2012.
 
 
BIBLIOGRAPHIE
 
De nombreuses citations émaillent cette réflexion. D’aucuns jugeront excessive la place qui leur est faite. Ce serait à tort. Initialement ce travail a nourri le dossier qui sera remis en 2010 aux militants des Associations Familiales Protestantes pour le colloque qui se tient depuis octobre 1984 tous les deux ans dans l’abbaye de Fontevraud. Cet ouvrage s’est donc voulu d’abord argumentaire et guide pratique, allant parfois jusqu’à la fiche de lecture. Chemin faisant, il est apparu que les esprits les plus distingués, à Gauche comme à Droite, étaient aussi divers que nombreux à partager tout ou partie de notre analyse. Nos remerciements devaient aller à ces « alliés objectifs » qui ont permis les plus fructueuses corrélations idéologiques.

Yann Algan et Pierre Cahuc. « La société de défiance. Comment le modèle social français s’autodétruit. » Editions Rue d’Ulm 2007.
Claude Allègre. « La défaite en chantant ». Plon Fayard 2007
Jacques Attali «  Les trois France » L’Express. Juin 2008.  « La crise, et après ? ». Fayard . Décembre 2008
Raphaêlle Bacqué. Ariane Chemin.« La Femme fatale » Albin Michel 2007
Claude Bartolone . « Une élection imperdable » L’Archipel. 2007
Frédéric Begbeider «  99 francs » Gallimard 2000.
François Belley. « Ségolène La Femme Marque ». Préface Jacques Segala. Editions Peau de Com. Octobre 2008
Gaël Brustier et Jean-P. Huelin » Recherche le peuple désespérément» Bourin Editeur, 2009
Pierre Cahuc et André Zylberberg  « Les réformes ratées du président Sarkozy » Flamarion.Mars 2009.
Louis Chauvel. « Classes moyennes à la dérive » . Le Seuil Octobre 2006
Annie Ernaux. « Les Années ». Gallimard. Février 2008
Ezra Suleiman . « Schyzophrénies françaises ». Grasset. Septembre 2008
Marcel Gauchet. Revue Le Débat : « Contre pouvoir ou Anti pouvoir » Janvier 2006 « Bilan d’une génération ». Avril 2008
Alain Genestar.  « L’expulsion ». Grasset Juin. 2008.
Thomas Frank. Préface Serge Halimi. ALGONE Janvier 2008. « Pourquoi les pauvres votent à droite ?  «
Thierry Foucart. Divers articles. Famille, autorité, démocratie.
Laurent Jeoffrin «  Le roi est nu ‘ ».  Robert  Laffont. Mars 2008.. «  Media paranoia » Seuil. Janvier 2009.
Hervé Juvin.  "L'avènement du corps " Gallimard 2005
Blandine Kriegel "L'Etat et les esclaves" (Calmann-Lévy, 1979).
Denis Lacorne .  « L’invention de la République. Le modèle américain »Hachette 1991.
Daniel Lindenberg. Le Seuil 2002« Le rappel à l’ordre Les nouveaux réactionnaires »
Gille Lipovetski.  « Le bonheur paradoxal. Essai sur la société d’hyper consommation ». Gallimard Mai 2007
Aldo Naouri. « Eduquer ses enfants. L’urgence aujourd’hui ». Odile Jacob Mars 2008
Cyril Picquemal .« Emergence » Divers articles.
Denis Pingaud. «Du  pouvoir des médias à l’éclatement de la scène publique ». Le Débat. Janvier 2006.  « Anti pouvoir ? » M. Gauchet. Le Débat.
Philippe Ridet  « Le président et moi ».  Albin Michel. 2008
Jacques Rollet. « La tentation relativiste ou la démocratie en danger ».Desclée de Brouwer Mai 2008
Renault Saint Cricq .  « Canal Sarkozy »Flammarion. Mai 2009
Philippe Séguin, président de l'Assemblée nationale. « La nouvelle question démocratique ». Préface de« Associations lucratives sans but » . Denoël. Novembre 1995
Bernard Stiegler. « Réenchanter le monde. La valeur esprit contre le populisme industriel ». « La télécratie contre la démocratie ».Octobre 2008 Flammarion.
Daniel Vernet .  L'Amérique messianique" Le Seuil 2004

 
 

Table des matières



PREMIERE PARTIE  
1968-2008
 De la « Génération Morale »  à  l’Ordre Moral « Bobo »


SECONDE PARTIE 
  Un ordre moral pour« Classes moyennes protégées»


TROISIEME PARTIE 
 La nouvelle question sociale
Oh ! jeunesse ennemie !
 Partager à gauche 


QUATRIEME PARTIE
Deux preuves tangibles.

Les  « non protégés « votent à droite 

Mascarade participative 
 Le lobby ou la Rue


CINQUIEME PARTIE 
Agonie du modèle social français
Incivisme et défiance, Etatisme et Corporatisme.


SIXIEME PARTIE
Paranoia médiatique : Télécratie contre démocratie 


SEPTIEME PARTIE
Famille : Contre-pouvoir et Solidarité 
 

HUITIEME PARTIE  
 Pour restaurer la confiance : 
définir et compter. 
«  A vous d’imposer le débat ! » 
 
 
QUATRIEME de COUVERTURE

Depuis un quart de siècle, PP.Kaltenbach féraille sous de multiples bannières.
 
Magistrat à la Cour des Comptes, sa compétence en matière de dépense publique n’est guère contestée. En témoigne l’hommage que lui rend Philippe Seguin, actuel Premier Président de la Cour des Comptes, dans la préface d’«Associations Lucratives sans but » paru en 1995. « Voici pourquoi la bataille engagée par Pierre-Patrick Kaltenbach pour redonner sens et dignité au phénomène associatif est un combat stratégique, un combat central et vital pour l’avenir de la République. Pierre-Patrick Kaltenbach nous invite à cette nouvelle nuit du 4 Août avec l'acuité de jugement, l'indépendance d'esprit et le style incisif qui sont la marque du magistrat des Comptes qu'il est. Sachons tous, quelles que soient les fonctions que nous occupons, méditer l'avertissement qu'il nous adresse et relever le défi qu'il nous lance ». 
 
Présidant au Réveil des Associations Familiales Protestantes marqué depuis le milieu des années 80 par  l‘entrée en scène des évangéliques, il a par ailleurs présidé le Fonds d’Action Sociale pour l’insertion des immigrés (FAS) et l’Institut National d’Etudes Démographiques (INED). Il a siégé à la Commission de la Nationalité puis à la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme ; il est membre du Conseil National de la Vie Associative et du Haut Conseil de la Famille.
 
 

Philippe Seguin; LA NOUVELLE QUESTION DEMOCRATIQUE

Préface du livre "Associations lucratives sans but"

 



Philippe Seguin : La nouvelle question démocratique


http://lessakele.over-blog.fr/article-philippe-seguin-la-nouvelle-question-democratique-42626858.html
 
Avant-propos de Primo : Philippe Seguin est mort. C’était un homme politique exemplaire. Ses adversaires maintenant l’encensent. Les amis qui l’ont trahi pleurent sa mémoire. La France perd un penseur intransigeant sur les fondements même de la République, du lien social, celui qui devrait unir les Français, de quelque origine qu’ils soient.
 
Primo vous propose une réflexion de Philippe Séguin, écrite en 1996. Le texte n’a pas pris une ride.
Alors président de l’Assemblée Nationale, le président de la cour des comptes a préfacé un livre absolument précieux de Pierre-Patrick Kaltenbach « Les associations lucratives sans but » (téléchargeable ici).

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Philippe Seguin : La nouvelle question démocratique - Le blog de Gad
9 janv. 2010 ...

La nouvelle question démocratiqueAvant-propos de Primo : Philippe ... Les amis qui l'ont trahi pleure… Hébergé par Overblog. ... http://www.primo-info.eu/ selection.php?numdoc=Ed-558633454 ... Lessakele, verbe hébraïque qui signifie " déjouer" est un blog de ... Syndication. Flux RSS des articles ...
 
lessakele.over-blog.fr/article-philippe-seguin-la-nouvelle-question-democratique-42626858.html - Il y a 14 heures
 

LA BURKA N'EST PLUS FRANCAISE! 1997//2009

 Laïcité, protestantisme, famille, associations et gouvernance

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La burka n'est plus française! ON A GAGNE !! Vive le Conseil d'Etat !

LES AFP combattent le voile depuis son apparition en France

La Burqa, symbole LE MONDE | 11.07.08 | 15h13 


          Peut-on devenir française quand on porte la burqa, ce vêtement qui, à l'exception des yeux, masque entièrement les femmes dans les pays (ou les familles) musulmans les plus rigoristes ? Non, vient de répondre sans détour le Conseil d'Etat dans un arrêt qui, sans aucun doute, fera date.

L'affaire sur laquelle la haute juridiction a tranché tient en quelques mots : une Marocaine mariée à un Français et mère de trois enfants nés en France s'est vu refuser, en 2005, la nationalité française, au motif qu'elle porte la burqa et que cela constituerait un "défaut d'assimilation". Saisi en appel, le jugement du Conseil d'Etat tient, également, en quelques mots, manifestement pesés au trébuchet : cette femme "a adopté, au nom d'une pratique radicale de sa religion, un comportement en société incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française et notamment le principe d'égalité des sexes".
                    Les faits Une Marocaine en burqa se voit refuser la nationalité française Entretien "Les juges s'appuient sur la soumission de cette femme" Voilà donc relancée la controverse sur la place des religions, et de l'islam en particulier, en France. Le débat sur le port du "voile" à l'école avait déjà soulevé la question il y a quelques années : la France doit-elle, avec tolérance et sagesse, accepter l'expression publique de l'identité religieuse et de la différence culturelle ? Ou doit-elle, au contraire, marquer nettement les limites au-delà desquelles le principe de laïcité, fondement de la République, serait bafoué.

       En adoptant la loi de 2004 interdisant le port de tout signe religieux ostensible dans les établissements scolaires, le Parlement avait clairement choisi la seconde réponse. Dans son arrêt du 27 juin, le Conseil d'Etat adopte une position similaire. Nul doute qu'il va se voir reprocher, à nouveau, de stigmatiser une religion, l'islam. Et de ne pas mesurer le fossé qui le sépare de la réalité complexe de la société française.
           Le Conseil, il est vrai, s'en tient à une appréciation de principe : à ses yeux, la burqa est tout sauf un signe religieux banal, qui relèverait d'un simple choix privé ou de la liberté de conscience ; à ses yeux, c'est au contraire un symbole majeur pour les musulmans les plus militants et minoritaires, qui revendiquent une pratique extrême de leur religion. Un symbole de ségrégation entre les hommes et les femmes. Un symbole inacceptable du statut d'infériorité de la femme dans cette conception de l'islam. Comment lui donner tort ?"


 En 1997, le Conseil d'Etat avait dit le contraire

 
COMMUNIQUE des Associations Familiales Protestantes

NON AU VOILE
NON AU CONSEIL D’ETAT        
OUI AU CODE CIVIL

Janvier 1997
 
Le voile est moins un symbole religieux, rendu tolÈrable selon son caractère plus ou moins ostentatoire, que la proclamation inacceptable, aussi discrètes qu’en soient les formes, du minorat de la femme et du refus de l’exogamie. Le voile est un pur symbole de discrimination sexuelle affichant le privilège de masculinité et d’islamité au sein de l’Ecole publique.
 
 Prétendre qu’une attitude compréhensiveî faciliterait l’intégration des filles et des familles concernées permet aux tenants de cette aberration de conclure à la fin du modèle et du creuset français bref de la République. Ce libéralisme sauvage à frontières ouvertes masque en réalité la pire des américanisations possibles de la France et de l’Europe; 
 Tolérer que cette proclamation soit orchestrée par l’Ètranger au coeur de nos Ècoles où se rencontrent les garçons et filles promis à se marier constitue une offense à la Constitution, au Code Civil, à la laicité, à notre modèle d’assimilation familiale. 
 
 Pour résister à cette régression, une solution douce a été inventée par nos compatriotes musulmans. Elle figure dans les statuts de l’Union des Familles Musulmanes de France (UFM) Journal Officiel du 29 septembre 1993. Les parents ne pourraient voiler leurs filles qu’aprés avoir signél’engagement public qu'ils souscrivent à la conception française de la famille telle qu’elle résulte de la Constitution, du Code Civil et du Code de la Famille. Copie du document serait conservée au dossier à l’attention des jeunes filles. Les aides publiques à d’éventuelles écoles privées seraient soumises au même préalable. C’est la meilleur façon de ramener le problème du voile à sa juste place, la seule tolérable à l’Ècole, celle d’un ornement folklorique analogue aux autres croix et kippas.
 
 Au cas où la jurisprudence du Conseil d’Etat ne rencontrerait plus de résistance, nous demanderions que soient envisagées des Ècoles publiques ìsans voile pour protéger nos enfants de ce modèle sexuel incompatible avec les affirmations de la Réforme. 
+++
 
 
 
 
 

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EVANGELIQUES ET MUSULMANS ! COMPTEZ VOUS !

Quand la question musulmane soulève la question évangélique

NOUVELLES REALITES PROTESTANTES
 1995-2010

PARADOXE FRANÇAIS  
Quand  la question musulmane soulève la question évangélique
 
Depuis une quinzaine d’années, gens d’églises, sociologues, politologues et médias perçoivent avec retard la transformation qui- au sein du protestantisme- résulte d’un double mouvement en sens contraire. Le déclin des églises officielles dans la France de l’Intérieur l’Eglise Réformée de France, en Alsace Moselle l’Eglise Luthérienne, contraste avec le Réveil évangélique engagé depuis quarante ans. En termes de paroisses, de pasteurs, de lieux de culte, de présence au culte, de cotisants, d’engagement social, et notamment familial, le courrant évangélique constitue désormais prés de 80 % du protestantisme vivant soit  400.OOO fidèles. (l’Eglise réformée  présentée comme majoritaire par tous les medias recense 44.000 foyers cotisants). A noter aussi le fort investissement des évangéliques dans les techniques modernes de communication et l’étroitesse de leurs relations avec l’Afrique/ Madagascar, aussi l’Afrique du Nord et les Antilles. Surpris par le phénomène et peu au fait du protestantisme, une majorité d’observateurs assimile encore les évangéliques aux neo conservateurs américains partisans d’Israël et du choc des civilisations voir à des sectes 
 
Paradoxe des paradoxes, c’est l’irruption de l’islam qui aura contribué à  faire découvrir le protestantisme évangélique. Au milieu des années 90 les slogans les plus déraisonnables ont pollué le débat public : « L’Islam seconde religion de France ; 5 à 6 millions de musulmans ! ». Ces affirmations polémiques ne s’appuyaient sur aucune source. S’en est suivi à l’occasion de la commémoration des lois de 1901 et 1905 une controverse déraisonnable sur l’opportunité de réformer ces lois pour : « Sortir l’islam des catacombes » soit plus concrètement - de faciliter et financer la construction de mosquées sur fonds publics. Or toutes les évaluations sérieuses (Nombre de mosquées, de boucheries hallal, d’imams d’électeurs au Conseil Musulman de France ) ont peu à peu conclu à un effectif de 250 à 300.000 musulmans pratiquants.
 
Il était donc inéluctable et prévisible que pour des raisons d’équité, de laïcité, de bon sens, la question de faciliter et financer la construction de lieux de cultes évangéliques se pose dans un nombre croissant de municipalités où s’installent des lieux de culte musulman. Au reste le rayonnement et l’influence d’une religion n’ont jamais dépendu de facteurs principalement  quantitatifs. Il suffit pour s’en convaincre de comparer catholicisme et communauté juive.  Facteur aggravant, en France, Islam et Musulmans sont deux concepts qui recouvrent des réalités humaines, théologiques et politiques totalement différentes. En conclusion, comment financer une aide au profit de populations que l’on se révèle incapable de définir et de compter ? Comment évaluer l’efficacité de la politique ainsi engagée ? 
 
Conséquence inattendue de ces secousses conceptuelles, les pouvoirs publics se trouvent désormais confrontés à la question de la représentativité comparée des diverses religions et au sein du protestantisme au déséquilibre quantitatif et surtout qualitatif crée par le Réveil évangélique. L’objet limité de cette note est de suggérer un débat public permettant de définir et compter sereinement au sein des protestantismes les effectifs des uns et des autres pour donner aux pouvoirs publics des bases de décisions plus conformes à l’équité comme à la neutralité et partant à l’efficacité politique.

 
BIBLIOGRAPHIE  A CONSULTER SUR
http://www.ppkaltenbach.org/
 

Evangéliques. Musulmans. Représentativité
Décembre 2009
 
«  Pour un islam réformé de France »
                                                      24 JANVIER 1994
http://www.ppkaltenbach.org/news/pour-un-islam-reforme-de-france
 
« Islam, 3e religion de France ? Vivement la certification des cultes ! »
                                                       23 AVRIL 2004
http://www.ppkaltenbach.org/news/islam-3e-religion-de-france-vivement-la-certification-des-cultes
 
« La secte Busch à l’assaut de la seconde religion de France »
                                                  .    17 JANVIER 2006
http://www.ppkaltenbach.org/news/la-secte-bush-a-l-assaut-de-la-seconde-religion-de-france
 
« Première Rencontre: Evangéliques et Réformés:
                                                        3 avril 2006 »
 http://www.ppkaltenbach.org/news/premiere-rencontre-evangeliques-et-reformes-
 
"« Evangéliques" un regard "réformé ".. perspicace ? »
                                                       3 septembre 2006
http://www.ppkaltenbach.org/news/evangeliques-un-regard-reforme-perspicace
 
« Les évangéliques soutiennent le label associatif AFNOR »Note de Jean Piere Riche aux évangéliques de France      28 NOVEMBRE 2007
http://www.ppkaltenbach.org/news/les-evangeliques-soutiennent-le-label-associatif-afnor
 
« Sauvons le soldat Emmanuelle Mignon ! Il n'y a pas de sectes ! Seulement des comportements sectaires! »        
     23 février 2008 http://www.ppkaltenbach.org/news/sauvons-le-soldat-emmanuelle-mignon
 
« Protestants ! Comptez vous ! Donnez l’exemple» 4 mai 2009         http://www.ppkaltenbach.org/news/protestants-donnez-l-exemple-comptez-vous
 
« "DEFINIR et COMPTER"   pour retrouver MORALE et DEMOCRATIE ».
                                                    20 septembre 2009
http://www.ppkaltenbach.org/news/definir-et-compter-pour-retrouver-morale-et-democratie
 




 
 

PROTESTANTS ! DONNEZ L'EXEMPLE ! COMPTEZ VOUS !

CONTROVERSE des AFP 4 mai 2009

 
 
Controverses  des AFP
2009-2010

« Définir et compter le Peuple »
Pour quoi faire ?
Est-ce souhaitable ? Est ce possible ?
(Concordataires, réformés, évangéliques :
combien de divisions ? )
 
Entre Société française et microcosme « parpaillot », corrélations utiles ? 

Représentativité et Pouvoir ? Conséquence du financement public des partenaires sociaux sur la qualité du dialogue social  ? Etatisme et corporatisme, société de défiance, radicalisation et violence ? Définir et Compter des protestants ? Comment ?  Pour quoi faire ?

REPONSE PROVISOIRE :  QU’IL S’AGISSE DE LA SOCIETE TOUTE ENTIERE, DE L’UMP OU DU PS , DU MEDEF ou de la CGT, QU’IL S’AGISSE DE VOTER OU DE PAYER,  IL N’ Y  D’AUTRE SOLUTION  QUE DEMOCRATIQUE CE QUI IMPLIQUE DE S’ACCORDER  SUR  la DEFINITION  DU CORPS ELECTORAL, DES PROCEDURES DE VOTE, DES METHODES D’EVALUATION DE PREFERENCE DANS UN CADRE DE SEPARATION DES POUVOIRS  ET DES INTERETS. CE N’EST PAS AFFAIRE DE SOCIOLOGIE ENCORE MOINS DE THEOLOGIE .
 
Réunion inaugurale 
4 mai 2009 
37 Rue Tournefort 75006
de 18 h à 22 h
PRESENTS (Evangéliques en bleu)
 
AFP 
Administrateurs
Jean Hugues Carbonnier
Françoise Caron
Pierre de Felice
Daniel Humbert
Pierre Patrick Kaltenbach
Stéphane Lauzet
Serge Oberkampf 
Michel Rives
Jean Pierre Riche
 
Autres  AFP
Michel Baleverde
Samuel Charles
 
INVITES
Invités non protestants
Michel Louis Levy INED
Michèle Tribalat INED
Daniel Voillereau AFTA
 
Invités protestants
Betrand de Cazenove Secrétaire Général. ERF
Brice Demyer  pasteur ERF
Daniel Liechti.  Mission  France.
Yves Parrend Secrétaire Général.FPF
Jean Daniel Roques Trésorier FPF
Jean Charles Tenreiro Pdt de Région ERF Ile de France
 
I

ORIGINES et ORIENTATIONS 
DE LA CONTROVERSE
 
Les affirmations de ce texte font l’objet de pièces regroupées dans un dossier joint disponible aux AFP.
 
Prévue depuis deux ans, cette réunion avait pour objectif initial de dresser un bilan de la réflexion engagée en réponse à la motion du synode national de l’église réformée de France (ERF) de mai 2007 à Sochaud.

 
A l’initiative de J.A. de Clermont alors président en fin de mandat de la Fédération Protestante de France (FPF) cette motion, votée à main levée et à l’unanimité, invitait le conseil national de l’ERF à vérifier si les prises de postions de P.P. Kaltenbach étaient : « Compatibles avec la présence des AFP au sein du collège des Œuvres et Mouvements de l’ERF et du Forum Associatif de la FPF ». 
De nombreuses réunions de bureau, conseil d’administration, Assemblée Générale dont certaines avec les représentants de l’ERF et de la FPF, (MM de Cazenove et Widmer) se sont succédé en décembre 2007, octobre 2008, février et mars 2009 .
 
Au fil des années, la difficulté soulevée par la « Motion de Clermont » a perdu toute importance au profit de l’interrogation sur les corrélations entre Représentativité et Pouvoirs au sein des instances officielles des protestantismes. Deux événements inattendus ont en effet placé cette interrogation au cœur du débat : au sein des églises officielles groupées dans la FPF, le déséquilibre entre droits de vote et contributions budgétaires  fait problème  ; au sein du monde évangélique désormais majoritaire, la volonté de concorde et coordination sinon d’unité s’incarne depuis peu dans le projet de création du CNEF prévue pour 2010.
 
 
OCTOBRE 2008
L’examen par la FPF des conditions de répartition en son sein des votes et des contributions budgétaires à l’initiative du trésorier de cette institution a mis sur la table en octobre 2008 une série d’incohérence et par exemple le fait que les Associations disposent face aux églises d’un quart des voix pour une contribution budgétaire de 4%. Cette distorsion interroge sur les diverses conceptions possibles de l’authenticité associative et plus spécialement sur le rapport entre  engagement personnel et professionnalisation au sein des trois peuples associatifs : le bénévolat, le patronat et le salariat, et surtout sur la notion de « membre d’église » question capitale voir première lorsqu’il s’agit de défini un corps électoral  et des contributions.
 
Elle interroge surtout sur la fidélité au principe du sacerdoce universel, socle de cette fameuse République Religieuse définie par Michelet en 1856.
NB :  La charte des AFP affirme comme critère associatif, le primat de l’engagement personnel sur la professionnalisation de l’engagement .
 
JANVIER 2009
L’annonce de la création du Conseil National des Evangéliques de France (CNEF), qui concerne sans doute 80% des nouveaux évangéliques, met sur table le débat jusqu’ici tabou : « Les évangéliques, combien de divisions ?». La FPF a immédiatement accepté que les nouveaux évangéliques reçus depuis peu en son sein puissent pratiquer la double appartenance et divisent leur cotisation par deux.
NB : Or l’une des caractéristiques des AFP depuis 1999 est la coopération institutionnelle organique entre évangéliques et réformés, coopération fondée sur une Charte commune, des statuts commun, des conditions communes d’agrément  au mouvement national et aux UDAF. Sont présents au sein de l’Assemblée et du Conseil d’administration des AFP des associations/paroisses dont les responsables sont membres  de 8 unions d’églises :
 
Union d’églises ayant un ou plusieurs membres au sein des AFP 
 
UNIONS MEMBRES DE LA FPF
ERF ( 350  églises)  
Communion des églises de l’Espace Francophone (30 églises).
Union d’Assemblées Protestantes en Mission (24 églises)
CEPEE (12 églises)
 
 UNIONS HORS FPF
Assemblées de Dieu. (400 églises).
Communautés et églises Darbystes. (106 églises).
Fédération des églises du Plein Evangile. (77 églises).
ELIM ( 5  églises)
 
La réflexion a été  en outre influencée par les travaux engagés depuis 2000 dans la société civile comme dans la société politique sur la crise de représentativité et de financement des partenaires sociaux et des Fédérations associatives.
 
Les AFP ont été associées à ces travaux en raison de leur acquis en matière de certification.( Présence à l’UNAF, à la CNCDH, au CNVA, rapports Langlais, Morange  etc … ).. Parallèlement on notera que les AFP sont le seul mouvement protestant dont les effectifs soient certifiés par un organisme public départemental, pluraliste  et laïc (UDAF-UNAF) ce qui assoit la crédibilité de leur représentativité. 
Tels sont les éléments qui ont conduit à retenir la procédure de « controverses », c’est à dire du débat ouvert pour aborder sans tabou le problème posé y compris au sein des protestantismes . La réticence des institutions officielles à « Définir et compter » dés qu’il s’agit de représentativité et de financement conduit en effet vers une impasse.
 
II

RESULTATS et DECISIONS 
 
Comme prévisible, le bilan de cette première réunion peut être qualifié de contrasté mais  globalement positif et prometteur.
 
La présence du Secrétaire Général ( Yves Parrend)  et du Trésorier( Jean Daniel Roque) de la FPF, du Secrétaire général (Bertrand de Cazenove) et du président ERF de région Ile de France ( Jean Charles Tenreiro) mais aussi d’experts non protestants ( INED : Michèl Louis Levy. Michèle Tribalat  (Vie Associative) Daniel Voillereau Président de l’AFTA, comme d’une palette confessionnelle diversifée a permis le débat . C’est une première qui pourra être étendue sans problème à l’assemblée générale des AFP en colloque de Fontevraud c’est à dire en formation « ouverte », le premier week end d’octobre 2010.
 
Des thèses contraires ont été débattues sans affrontements  en raison – mais pas uniquement - de la brièveté voulue de la rencontre : quatre heures.
 
- Instabilités de statistiques religieuses et associatives contradictoires.
- L’islam seconde religion de France.
- Discrétion du bureau des cultes.
- Santé des églises concordataires et de l’ERF sur la longue période.
- Réalité du Réveil évangélique et notamment effectifs comparés  des membres et des non-membres de la FPF.(« Insiders » et « Outsiders ») 
- Conséquences de l’hétérogénéité des diverses conceptions de « membre d’église » sur la vie fédérative de la FPF, du CNEF.
- En protestantismes, équilibres de représentativité, ressources publiques et privées, engagement personnel, cotisations  aux unions,  etc …entre patronat, salariat et patronat associatif sur fonds publics.
- Répartition des votes et des contributions budgétaires  aujourd’hui au sein de la FPF , demain au sein du CNEF.
- Conséquences de la crise de représentativité des partenaires sociaux sur la démocratie économique et sociale comme sur la vie des églises. 
 
Le principal intérêt de ces échanges a été moins de permettre aux AFP de  déterminer les modalités de leurs relations avec l’ERF, la FPF et le CNEF que de pressentir quels pourraient et devraient être les principes fondateurs de toute réorganisation protestante provoquée par les évènements récents . 
 
Il est d’ores et déjà apparu que seuls des principes issus de la Réforme permettraient la fois de résoudre les difficultés actuelles de la FPF et de fonder solidement un futur CNEF. Ces principes fondateurs de ce que Michelet a génialement nommé « République Religieuse » sont connus : le sacerdoce universel, le primat de l’engagement personnel, « aucune église au dessus des autres », le régime presbytero-synodal, avec pour conséquences heureuses, la transparence et la gouvernance assurées par la séparation des pouvoirs et des intérêts.
 
Paraphrasant Calvin on peut dire «  Incapables par nous -mêmes d’aucun bien, nous devons nous doter de procédures qui nous protègent contre nous mêmes y compris contre la loi du seul nombre ». 

MICHELET
 
“Histoire de France au XVIe siècle” .Edition 1856. Volume 3,
“Guerres de religion” - ch. 9
 
“Un acte autrement hardi venait d’avoir lieu dans Paris, à l’insu de tout le monde. Appelons-le de son vrai nom, qu'ignoraient ceux mêmes qui le faisaient : la république réformée. Du 26 mai au 29 mai 1559, une assemblée générale des ministres de France avait eu lieu au faubourg Saint Germain. Pendant ces violentes disputes du Parlement, au milieu de bûchers, au sein d’un peuple furieux qui massacrait jusqu’à des catholiques suspects de tolérance, ces hommes intrépides, de toutes les provinces,vinrent siéger en concile.
Dans leur gravité forte, ils écrivirent leur foi, leur discipline et l'acte de naissance de la démocratie religieuse. ”Nulle église au dessus des autres” ; deux fois par an s’assemblent les ministres, chacun amenant un ancien et un diacre eux mêmes élus par le peuple. Voilà la base républicaine de l'église de France. Tout cela calqué sur Genève ; mais combien différent, en résultat, quand on transportait de la petite ville au royaume de France, à cet empire immense que la Réforme allait se créant aux Pays Bas et en Ecosse, en Angleterre, bientôt en Amérique !”.
 
 
 C’est pourquoi les AFP ont voulu commémorer le premier synode de mai 1559 plus que la naissance d’un homme. 1509.
 
Volume 4.
 “La ligue et Henri IV”. ch. 2. 18
Que vois-je au XVIe siècle ? Que le protestantisme seul nous donne la république…Je dis qu’il donne la république, l’idée et la chose et le mot”.
 
CONCLUSIONS PARADOXALES.

Apellées en 2007 à se justifier par un synode réformé votant comme à l’improviste à Sochaud, les AFP se découvrent pour vocation - par la seule force des choses et des évènements - de servir de micro-laboratoire d’idées et  d’expériences pour ce qui est de « définir et compter » ensemble la représentativité et les financements, protestants, pour aider la FPF ( qui veut se réformer) et le CNEF ( qui veut se constituer) à refonder ensemble la République religieuse au sens de Michelet et dans la fidélité au projet d’Etats Généraux du protestantisme initié à Fontevraud en octobre 1984 et  parrainé par Jacques Ellul en octobre 1985. 
 
La procédure de controverses élaborée en 1999 à la demande des AFP par Louis Schweitzer alors Secrétaire général de la FPF pour traiter du PACS, s’averre parfaitement adaptée au problème posé.
 
S’intéresser à la société entière et pas au seul microcosme, associer des non protestants au travail présente deux avantages de taille : sortir de nos ornières, déposer nos œillères, intéresser et rendre service hors protestantismes pour tester la qualité de nos propositions . C’est ce qui vient d’être fait à l’assemblée générale de l’UNAF du 18  juin  à Limoges, au Haut Conseil de la Famille le 25 juin et lors de l’Université d’été du MEDEF en septembre 2009. (CF Site pp.Kaltenbach.org)
 
CALENDRIER
Réunion intermédiaire les 8/11 avril  2010 à La Force 
Bilan et projets . 1/ 3  Octobre 2010 à Fontevraud
NB. En 2010 la FPF doit présenter le projet de réforme de ses statuts  et le CN EF sa constitution.
 
 
 
 
DOSSIER de TRAVAIL 
 Disponible auprés ces AFP
 
 VERBATIM de la réunion du 4 mai 2009
 
Documents concernant la  crise de représentativité dans la société française 
 
Du recensement en France I
Une société de défiance : l’exception française en 2009  II
Inquiétudes des pouvoirs publics :  crise de la représentativité III 
Islam  3° religion de France après les évangéliques ? Vivement la certification des cultes ! IV
 
Documents concernant la crise de représentativité au sein des institutions protestantes.
 
Poudrières luthero-réformées. Statistiques des sites officiels . 2009  V
Qu’est-ce qu’un membre de l’église réformée ? VI
La république religieuse . Selon Michelet. VII
Certification d’une église évangélique concordataire par la FPF  VIII
Spécificités  associatives des AFP . Principes et certification. IX
Règle du jeu d’une controverse X
Motion de Clermont .Synode national ERF Mai 2007. XI
 

"RIFFIFI CHEZ LES REFORMES"

Transparence et Certification

 Réforme No 3340 22 octobre 2009 
Opinions
 
P.-P. KALTENBACH. Le président des AFP milite depuis des années pour une plus grande clarté financière et organisationnelle du monde associatif. Il se réjouit du chantier lancé par la FPF. 
 
« Vive la transparence,
la gouvernance, et la certification »
 
Dans son n° 3333 du 3 septembre 2009, Spécial Musée du Désert, intitulé : « Protestants, comptez- vous ! », Réforme aborde la question jusqu’ici taboue de la représentativité respective des membres de la Fédération protestante de France (FPF) et rend compte de la controverse ouverte le 4 mai par les Associations familiales protestantes (AFP) : « Définir et compter les protestantismes ? Est-ce interdit ? Souhaitable ? Possible ? Si oui comment ? » Grand merci au journal. 
 
C’est Jean-Daniel Roque, trésorier de la FPF, qui a lancé le débat en 2008. Qui paie quoi ? Ces cotisations sont- elles proportionnelles au droit de vote dont disposent les membres ? Et, sur- tout, est-ce équitable par rapport à leur poids démographique respectif ? Visiblement, personne n’avait prévu les corrélations pourtant mécaniques entre ces thèmes exclusivement quantitatifs et un questionnement qualitatif autrement redoutable parce que d’esprit démocratique :  qu’est ce qu’un membre d’Église ? d’œuvre ? de mouvement ? d’association ? Quelles différences entre employeurs, salariés, bénévoles, usagers, militants et fidèles ? Quels liens entre cotisations et fonds publics ? Quels rapports entre concordataires et ressortissants de la loi de 1905 ? 
 
Bonus à la transparence
Par rapport à ces questions, les AFP se trouvent, sans l’avoir voulu, dans une situation associative, juridique et confessionnelle privilégiée. Qu’il s’agisse de la définition et du chiffrage de leurs associations et de leurs membres par la loi, de leur objet social et de leur engagement en faveur de la certification associative, d’un projet associatif affirmant le primat de l’engagement personnel et du bénévolat comme critère d’authenticité associative, d’un projet confessionnel organisant la coopération systématique tant au plan local que national entre évangéliques et réformés, les AFP ne pouvaient que soutenir le projet de transparence de la FPF. 
Qu’on en juge ! L’objet d‘une association familiale, la nature de ses membres sont définis par les articles L 211-1 et L  211-9 du code de la famille et de l’aide sociale. De ce fait, les AFP sont le seul mouvement protestant dont les effectifs, les noms et adresses, la composition familiale soient déclarés annuellement et vérifiés par un tiers relevant du service public : l’Union départementale des associations familiales du ressort. Cette procédure, qui vaut certification, n’a pas de prix puisque, s’agissant de représentativité, l’on ne se compte pas soi-même.  Qui plus est, depuis 1995, les AFP œuvrent à la mise en place d’un label associatif de certification (avec BVQI puis AFNOR) pour promouvoir une transparence et une gouvernance fondée sur la séparation des pouvoirs et intérêts entre contrôleur et contrôlé
 
Comme le prouve le désastre moral des agences de notation américaines, et contrairement à ce qu’en pensent le Comité de la charte et la Conférence Permanente des Coordinations Asso- ciatives (CPCA), l’on ne s’évalue pas soi-même. Cet effort pour promouvoir transparence, gouvernance et certification n’est pas sans lien avec la question déterminante pour la démocratie sociale française de la représentativité des partenaires sociaux telle qu’évoquée depuis 2000 par le Conseil d’État, la Cour des Comptes et plusieurs rapports parlementaires. Les difficultés actuelles du parti socialiste illustrent jusqu’à la caricature le coût moral et politique du manque de rigueur des arrangements électoraux discrets entre « pro ». 
 
Dans une situation caractérisée par la crise des finances publiques locales autant que nationales, la mise en œuvre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) et l’intérêt suscité par 
le Charity Act Britannique de 2006, une vérité s’impose à tous : après quarante  ans de tabous, la question associative est enfin posée en France. Riche d’associations, le protestantisme ne pouvait y échapper au moment où la perspective de création du Conseil national des évangéliques de France (CNEF) en 2010 éclaire d’un jour nouveau la question de l’exact équilibre des forces entre luthéro-réformés et évangéliques, des effectifs concordataires réels, de la part faite aux associations au sein de l’assemblée et du Conseil de la FPF. Parmi elles, la Cimade, dont le refus de certification et de publication sur son site des aides publiques reçues, des effectifs bénévoles, manque de justification morale et politique.
 
« Bouclier éthique » 
 
Est-il acceptable que les associations disposent au sein de la FPF de 24 % des voix pour 4 % des contributions financières, tout en refusant de publier leurs comptes ? Selon cet étrange régime cen- sitaire inversé, moins on paie, plus on vote ! On devrait à cet égard inventer un « bouclier éthique ». Enfin, pour définir un membre d’Église, l’étrange concept de « personne en lien », que la FFP envisage d’emprunter à l’ERF, n’est-il pas beaucoup trop proche de celui d’usager « consommateur de religieux  » hier encore si décrié ? 
 
Merci à messieurs de Clermont et Roque d’avoir permis à Réforme de poser ces problèmes. Les résultats des travaux qui s’engagent tant à la FPF qu’au CNEF devraient être disponibles en octobre 2010, permettant aux AFP de fonder enfin leurs relations avec les institutions protestantes sur des principes issus de la Réforme : engagement personnel, suffrage et sacerdoce universels, régime presbytéro-synodal et séparation des pouvoirs 
 
Pierre-Patrick  Kaltenbach 
président des Associations Familiales Protestantes 

 

"DEFINIR et COMPTER"pour retrouver MORALE et DEMOCRATIE.

Chez les SOCIALISTES comme chez les PROTESTANTS



 «Protestants !  Définir et compter ?  Donnez l’exemple !»

 
 
 
«
Dans son numero 3333 du 3 septembre 2009, Spécial Musée du Désert, intitulé : « Protestants, comptez- vous ! » Réforme aborde la question jusqu’ici tabou de la représentativité respective des membres de la Fédération Protestante de France ( FPF) et rend compte de la controverse ouverte le 4 mai par les Associations Familiales  Protestantes  (AFP): « Définir et compter en protestantismes ? Est-ce interdit ? souhaitable ? possible ? Si oui comment ? ». Grand merci au journal.

 
C’est J.D. Roques trésorier de la FPF qui a lancé le débat en 2008 . Qui paie quoi? Ces cotisations sont-elles proportionnelles au droit de vote dont les membres disposent? Et surtout est-ce équitable par apport à leur poids démographique respectif ? Visiblement, personne n'avait prévu les corrélations pourtant mécaniques entre ces thèmes exclusivement quantitatifs et un questionnement qualitatif autrement redoutable parce que d’esprit démocratique : «Qu'est ce qu'un membre d'église ? d'Oeuvre ? de Mouvement ? d'Association ? Quelles différences entre employeurs, salariés, bénévoles, usagers , militants  fidèles ? Cotisations et fonds publics ?  Concordataires et  ressortissants de la loi de 1905 ?
 
Par rapport à ces questions, les AFP se trouvent sans l’avoir voulu dans une situation associative, juridique et confessionnelle privilégiée. Qu’il s’agisse de la définition et du chiffrage de leurs associations et de leurs membres par la loi, de leur objet social et de leur d’engagement en faveur de la certification associative, d’un projet associatif affirmant le primat de l’engagement personnel et du bénévolat comme critère d’authenticité associative, d’un projet confessionnel organisant la coopération systématique tant au plan local que national entre évangéliques et réformés, les AFP ne pouvaient que soutenir le projet de transparence de la FPF.
 
Qu’on en juge ! L’objet d‘une association familiale, la nature de ses membres sont définis par les articles L 211-1 et L 211-9 du code de la famille et de l’aide sociale. De ce fait, les AFP sont le seul mouvement protestant dont les effectifs, les noms et adresses, la composition familiale soient déclarés annuellement et vérifiés par un tiers relevant du service public :l’Union Départementale des Associations Familiales du ressort. Cette procédure qui vaut certification n’a pas de prix puisque, s’agissant de représentativité, l’on ne se compte pas soi-même. Qui plus est, depuis 1995 les AFP oeuvrent à la mise en place d’un label associatif de certification (Avec BVQI puis AFNOR) pour promouvoir une transparence et une gouvernance fondée sur la séparation  des pouvoirs et intérêts entre contrôleur et contrôlé. Comme le prouve le désastre moral des agences de notation américaines et contrairement à ce qu’en pensent le Comité de la Charte et la Conférence Permanente des Coordinations Associatives ( CPCA) l’on ne s’évalue pas soi même .
 
Cet effort pour promouvoir transparence, gouvernance et certification n’est pas sans lien avec la question déterminante pour la démocratie sociale française de la représentativité des partenaires sociaux telle qu’évoquée depuis 2000 par le Conseil d’Etat, la Cour des Comptes, les rapports Haddas-Lebel, Chertier, Langlais et Morange. Les difficultés actuelles du parti socialiste illustrent jusqu’à la caricature le coût moral et politique du manque de rigueur et de l’opacité des arrangements  électoraux discrets entre « pro ». Sous les assauts moralisateurs de sa rivale, Martine Aubry est contrainte d'inventer un  comité d'éthique chargé de définir et compter qui est militant, qui cotise et qui vote. Or ces deux dames militant au PS depuis bientôt 25 ans. Le premier résultat des manoeuvres de Ségolène  aura donc été l'éradictaion  de 48.000  de ses supporters . NB. Attribués à F. Rebsamen, les «  20 euros » datent du printemps 2006.Le statut de « militant inactif » a été inventé par F. Hollande en 2007).
 
Dans une situation caractérisée par la crise des finances publiques locales autant que nationales, la mise en oeuvre de la Révision Générale des Politique Publiques ( RGPP), l’intérêt suscité par le Charity Act Britannique de 2006, une vérité s’impose à tous : après quarante ans de tabou, la question associative est enfin posée en France. Riche d’associations, le protestantisme ne pouvait y échapper au moment où la perspective de création du Conseil National des Evangéliques de France en 2010 éclaire d’un jour nouveau la question de l’exact équilibre des forces entre luthero réformés et évangéliques, des effectifs concordataires réels, de la part faite aux associations aux sein de l’assemblée et du Conseil de la FPF, (Tout spécialement la CIMADE dont le refus de certification et de publication sur son site des aides publiques reçues, des effectifs bénévoles manque de justification morale et politique). Est-il acceptable que les associations disposent au sein de la FPF de 24 % des voix pour 4% des contributions financières tout en refusant de publier leurs comptes ?  Selon cet étrange régime censitaire inversé, moins on paie plus on vote ! On devrait à cet égard inventer un « bouclier éthique ». Enfin pour définir un membre d’église, l’étrange concept de » personne en lien » que la FFP envisage d’emprunter à l’ERF est beaucoup trop proche de celui d’usager « consommateur de religieux » hier encore si décrié . Pire il évoque fâcheusement les 48.000 militants « inactifs » et «  20 euros »  soit 20%   radiés des listes du PS sous la contrainte d'une opinion exaspérée..  
 
Merci à MM de Clermont et Roques d’avoir permis à Réforme de poser ces problèmes dans le droit fil du projet d’Etats Généraux lancé par Jacques Ellul en 1984. Les résultats des travaux qui s’engagent tant à la FPF qu’au CNEF devraient être disponibles pour le colloque de Fontevraud qui se tiendra le premier week end d’octobre 2010 permettant aux AFP de fonder enfin leurs relations notamment financières avec les institutions protestantes sur des principes issus de la Réforme : engagement personnel, suffrage et sacerdoce universels, régime presbytèro-synodal et séparation des pouvoirs.
 
Le rejet de ces principes nourrit en effet les caractéristiques politiques navrantes de l’exception française : des partis politiques sans militants, des syndicats sans salariés du privé, de grandes associations sans bénévoles, des églises officielles sans fidèles, une presse écrite sans lecteurs, la jeunesse aux abonnés absents, le tout lourdement subventionné. Etatisme et corporatisme alimentent ainsi l’incivisme et la défiance d’une société affrontée à une crise mondiale de confiance sans précédent.
 
Il est temps pour les gens issus de la Réforme d’apporter leur différence utile en commençant par leurs propres institutions. L’éthique c’est bien ! l’exemple c’est mieux.
 

MARSEILLE ... Tristesses Régionales; ASSOCIATIONS, ELECTIONS, SUBVENTIONS

Epreuves Marseillaises en PACA pour les REGIONALES !

 Affaire des subventions détournées : Vauzelle met Andrieux sur la  touche <http://www.laprovence.com/articles/2009/05/28/827756-Region-en-direct-Affaire-des-subventions-detournees-Vauzelle-met-Andrieux-sur-la-touche.php>  

Article  - Détournement de fond : deux ex-cadres de la Région en garde à vue <http://www.laprovence.com/articles/2009/07/01/854714-A-la-une-Deux-ex-cadres-du-Conseil-regional-entendus.php>  

Article - Conseil  régional : deux ex-cadres en examen <http://www.laprovence.com/articles/2009/07/02/855430-A-la-une-Conseil-regional-deux-ex-cadresenexamen.php>  
 
C'est le premier événement majeur au coeur de l'institution depuis le début de l'enquête sur les détournements de fonds publics au préjudice du Conseil régional. Et dont les conséquences politiques pourraient se révéler explosives. Dans un communiqué laconique, diffusé hier soir, Michel Vauzelle, le président de la Région, indique qu'il a "décidé aujourd'hui (hier) de gérer personnellement la délégation à la politique de la ville, jusqu'à présent confiée à Sylvie Andrieux (...). Je souhaite en effet que l'enquête concernant un éventuel détournement de subventions au préjudice du Conseil régional se déroule dans les conditions nécessaires au respect des intérêts de la Région et de ses citoyens." 
 
Le président conclut en indiquant que "la Région a déposé plainte" et qu'il "attend de la procédure en cours qu'elle apporte, dans les meilleurs délais, les éclaircissements indispensables pour que la justice passe et que la Région obtienne réparation du préjudice subi." 
 
Sylvie Andrieux avait été mise en cause dès l'été dernier quand l'organisme Tracfin, qui lutte contre la délinquance financière, avait pointé du doigt des malversations au sein du Conseil régional, pour un montant aujourd'hui évalué à 700 000€. Les enquêteurs de la brigade financière de la police judiciaire avaient alors mis au jour plusieurs subventions allouées à des associations, décrites comme des "coquilles vides". La plupart de leurs responsables ont depuis été mis en examen. L'un d'eux a même été écroué. Ce mécanisme de financement aurait servi la campagne électorale de Sylvie Andrieux, soupçonnée d'avoir "arrosé" les familles les plus influentes dans les cités des quartiers Nord. 
 
Quels mécanismes nouveaux ont bien pu pousser Michel Vauzelle à écarter la députée, dont le nom est mentionné à plusieurs reprises par les autres personnes mises en cause, mais qui n'a pas été mise en examen,ni même entendue ? Selon nos informations, cette décision serait directement liée à la procédure en cours. Le président de la Région aurait appris il y a quelques jours seulement des éléments compromettants dans le dossier, dont l'instruction est menée par le juge Franck Landou. 
 
De son côté, Sylvie Andrieux, députée (PS) et maire du 7e secteur de Marseille, indiquait hier soir qu'elle s'était elle-même résolue à quitter son poste au Conseil régional (lire ci-dessous). Michel Vauzelle n'a pas souhaité s'exprimer hier soir.
 
Romain Luongo ( rluongo@laprovence-presse.fr )
 

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